Le grand oral des candidates à Miss Tahiti...

Le grand oral des candidates à Miss Tahiti
© Suliane Favennec, Polynésie 1ère | Le grand oral des candidates à Miss Tahiti, Hôtel Intercontinental, 23 06 2014

Hier après-midi, de 14h à 17h, les dix prétendantes au titre de Miss Tahiti ont passé leur traditionnel grand oral. Cette année, les participantes ont fait face à un jury d’exception, composé de sept miss France.

Suliane Favennec, Polynésie 1ère Publié le , mis à jour le

« Bonjour, je m’appelle Shanna, je suis la n°1 ». Vêtue d’une robe noire et rouge qui épouse parfaitement son corps frêle, la jeune candidate à Miss Tahiti se présente, la voix un peu tremblotante, devant le jury. Shanna est impressionnée. Pour cette élection 2014, le comité miss Tahiti a visé haut en invitant sept Miss France  sur le fenua. Sept reines de la beauté qui vont observer, interroger et juger les dix prétendantes à la couronne de Miss Tahiti. Le travail a commencé ce lundi, lors du traditionnel grand oral dans la salle Hibiscus de l’hôtel Intercontinental à Faa’a.

« Qu’est ce que vous faites dans la vie ? », interroge Chloé Mortaud, Miss France 2009, qui ouvre ainsi le bal des questions. La plus difficile, c’est Sylvie Tellier, la présidente du comité Miss France, qui va la poser. « Puisqu’on parle de travail, connaissez-vous le ministre du travail français ? ». L’auditoire se tait. A la table des jurys, les filles se plongent dans leur mémoire pour trouver le nom de ce ministre. Soudain, Mareva Gallanter brise le lourd silence. « Ça, c’est la colle de Sylvie ! », lance, tout sourire, la miss Tahiti 1999. La patronne des belles l’admet. « C’est vrai. C’était surtout un clin d’œil à Marine (ndlr : Lorphelin). Juste après l’élection, elle a été invitée par le futur ministre du travail. Dix jours après le passage de Marine, il a justement été élu », s’amuse Sylvie Tellier qui, comme ses Miss, ne semble pas fatiguée par les 22 heures d’avion parcourues pour arriver en Polynésie et le décalage horaire.  Pourtant, elle est bien présente, la fatigue... Une des miss France, lessivée par ce voyage, a eu un petit coup de mou durant l’oral. Rien de grave, une petite vitamine C et la belle était requinquée.
 
Une belle cuvée
 
En coulisses, malgré le stress qui monte, l’ambiance est au beau fixe. Les neuf autres candidates se préparent dans la bonne humeur, certaines révisent leurs fiches, d’autres écoutent les conseils avisés de leur maman. « J’essaye de me faire discrète mais ma fille tenait vraiment à ce que je sois là », confie Dominique, une jeune retraitée qui tantôt se fait confidente et supportrice, tantôt fleuriste pour sa fille. Pour tenter de destresser Kohotu, candidate n°8, elle n’hésite pas à minimiser la popularité des membres du jury. « Elles font juste leur travail, à côté, elles sont comme nous, elles sont des femmes avec une vie de famille ». Habillée par KatyKat qui a conçu la robe spécialement pour elle, Kohotu, 22 ans, n’a pas l’air convaincu, elle semble toujours autant émue par l’idée de rencontrer ces Miss France « C’est un jury d’exception, admet Mehiata, également présente dans la salle, J’ai l’impression que cette année, les filles ont un niveau supérieur par rapport aux années précédentes, c’est une très belle cuvée ». Toute en beauté, la jeune fille qui devra bientôt laisser sa couronne, passe régulièrement faire un tour parmi les prétendantes au titre, afin de les motiver et prodiguer les derniers conseils. « Il faut du courage. A mes débuts, je n’étais pas à l’aise, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. J’ai beaucoup grandi grâce à cette aventure ! Alors, les filles, vivez l’expérience à fond ! ».  

L'album complet :