Le chikungunia à Tahiti : l'analyse de l'Institut Pasteur

Anna-Bella Failloux, entomologiste à l'Institut Pasteur
© Cécile Baquey | Anna-Bella Failloux, entomologiste à l'Institut Pasteur

Le chikungunya s’installe peu à peu sur l’île de Tahiti. Anna-Bella Failloux, chercheuse à l'Institut Pasteur nous donne plus d'explications sur le moustique. 

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Près de 25 cas sont recensés à ce jour. Une quinzaine provient de la commune de Teva I Uta, principal foyer à l’heure actuelle. 
 
Le virus s’étend dans la région et le risque d’épidémie est bien réel, selon Anna-Bella Failloux, chercheuse à l’institut Pasteur, spécialiste des moustiques. Le virus est transmis par deux types de moustiques, précise Anna-Bella Failloux : "on trouve deux types de moustiques : l'Aedes aegypti (bien connu aux Antilles) qui est le vecteur majeur du chikungunya dans le Pacifique et Aedes polynesiensis, un moustique endémique aux îles de Polynésie. En collaboration avec l'Institut Louis Malardé, ajoute la chercheuse, nous avions déjà démontré que ces deux espèces sont capables de transmettre efficacement le virus chikungunya.

Ecoutez son interview complète, Anna-Bella Failloux est interrogée par Tessa Grauman :

Anna-Bella Failloux Chikungunya

 
A Tahiti, des pulvérisations pour lutter contre la propagation des moustiques sont prévues toute la semaine dans les communes de Punaauia, Faaone, Taravao, Mataiea et Papeari.