L’AFD soutient plus de 75% des collectivités d’outre-mer

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L'Agence française de développement, qui a augmenté de 3% ses financements outre-mer en 2014, a consolidé son action vers les collectivités territoriales ultramarines dont les trois quarts sont désormais accompagnées, selon son rapport annuel présenté aujourd’hui

Hélène Harte
Publié le , mis à jour le

2014 a été une "nouvelle année historique" pour l'AFD, qui a engagé pour 1,548 milliard d'euros de crédits d'intervention dans les onze territoires français d'outre-mer, contre 1,506 md en 2013, avec "une augmentation en faveur des collectivités", a déclaré Jean-Marc Gravellini, directeur des opérations de l'AFD, lors d'une conférence de presse.
             
L'outre-mer représente 19% de l'activité de l'AFD. La Réunion, département le plus peuplé, reçoit le plus de financements (574 millions d'euros), puis vient l'ensemble Guadeloupe- Saint Martin - Saint Barthélemy (318 M EUR), la Martinique (302 M EUR), la Nouvelle-Calédonie (140 M EUR), la Guyane et la Polynésie à égalité (84 M EUR soit plus de 10 milliards de FCP), Wallis et Futuna (3 M EUR) et enfin Saint-Pierre et Miquelon (0,1 M EUR).
             
Sur les 1,5 milliard d'euros, l'AFD en finance un milliard en compte propre et 500 millions pour le compte de la BPI. Dans les grandes masses, 919 millions affectés au secteur public, en hausse de 43% par rapport à 2013, et 119 millions au secteur privé.
             
"75% des collectivités d'outre-mer ont un encours auprès de l'AFD", a souligné M. Gravellini.
             
"Les communes représentent la moitié des bénéficiaires publics en nombre et 13% en volume", a souligné le directeur. Ces collectivités sont particulièrement touchées par les difficultés à se financer à court terme, le réseau bancaire classique n'assurant pas cette fonction dans les outre-mer.
             
L'AFD a des outils de préfinancement des subventions européennes qui ont été étendus en 2014 aux subventions de l'Etat, permettant ainsi de débloquer des opérations d'investissement qui ne se faisaient pas faute de trésorerie.
             
Si l'aménagement urbain et les équipements sont le poste le plus important d'intervention (545 M EUR), l'accent est mis sur l'environnement (préservation des espaces naturels, assainissement, énergies renouvelables, 224 M EUR), suivi de la cohésion sociale (santé, médico-social, logement, éducation, 159 M EUR), et enfin le secteur productif, c'est à dire les acteurs économiques privés (60 M EUR).
              
Source : AFP

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