Ex-MRCC, le JRCC va optimiser les moyens de secours en mer ou dans les airs

MRCC
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Le 7 septembre, le MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) du haut-commissariat, est devenu après fusion avec l’ARCC (Aeronautical Rescue Coordination Center) du service d’Etat de l'aviation civile, le JRCC (Joint Rescue Coordination Center). Le but : optimiser les moyens de secours.

E.Tang/haut-commissariat Publié le , mis à jour le

Il y a quelques jours, le MRCC est devenu JRCC. Cette réforme vise à valoriser et renforcer les synergies qui existaient déjà lorsqu’il était nécessaire d’organiser des recherches et des secours en mer ou dans les airs. En effet, le MRCC et le service d’Etat de l’aviation civile mobilisent les mêmes moyens d’intervention et sont compétents sur les mêmes zones maritimes ou aériennes.
Auparavant, la phase de recherche d'un aéronef relevait de la responsabilité de l'ARCC puis, s'il était localisé en mer, la phase de sauvetage relevait de la responsabilité du MRCC. Dorénavant, avec le JRCC, ces deux phases - recherche et sauvetage - relèvent du même centre de coordination, on évite ainsi le risque de rupture dans le suivi de la situation de crise.

Le premier JRCC en Polynésie


Près de 99% de la surface sur laquelle s’exerce la compétence du service d’Etat de l’aviation civile est maritime, soit 12,5 millions de km² et elle est la même que celle sur laquelle intervenait l’ancien MRCC.
D’autre part, les Etats voisins de la France dans le Pacifique sud sont pour la plupart organisés en JRCC (Auckland en Nouvelle-Zélande, Canberra en Australie, Honolulu et Alameda aux USA et Tokyo au Japon).

QUELLE DIFFERENCE POUR LE GRAND PUBLIC ?

Le JRCC Tahiti, joignable en composant le 16, bénéficie désormais des savoir-faire des deux entités qu'étaient l'ARCC et le MRCC, chacun expert dans leurs domaines respectifs, permettant ainsi d'offrir aux Polynésiens et à tous les usagers (aériens et maritimes) un centre opérationnel unique, efficace et polyvalent encore plus réactif du fait de cette nouvelle synergie.

Voici quelques éléments chiffrés sur l'activité du JRCC (anciennement MRCC) :

2015
363 opérations, dont :
205 de sauvetage avec 168 personnes secourues, mais 10 décédées et 4 disparues
85 d'assistance avec 221 personnes assistées (déséchouement, remorquage, etc.)
73 autres

2016 (au 31 août)
265 opérations, dont :
173 de sauvetage avec 176 personnes secourues, mais 7 décédées et 1 disparue
50 d'assistance avec 330 personnes assistées
45 autres
Le JRCC peut être contacté en permanence et gratuitement en composant le 16 depuis tous les téléphones fixes ou mobiles en Polynésie française.

D'après communiqué du haut-commissariat

Ex-MRCC, le JRCC va optimiser les moyens de secours en mer ou dans les airs
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Ex-MRCC, le JRCC va optimiser les moyens de secours en mer ou dans les airs
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Le JRCC

Placé sous l’autorité directe du haut-commissaire de la République, le JRCC (ex-MRCC) Papeete est une structure interministérielle assumant des missions de service public maritime. Le haut-commissaire, en tant que délégué du gouvernement central, est responsable de la conduite de l’action de l’Etat en mer (surveillance de la zone maritime, sauvegarde des biens et des personnes, protection de l’environnement, etc.). Sa compétence géographique s’exerce sur une surface maritime vaste comme l’Europe pour ce qui est de la Polynésie française, à laquelle il faut ajouter la surface maritime bordant l’île de Clipperton. Il est appuyé par l’amiral du COMSUP, placé à ses côtés, en qualité de conseiller.

Les missions du JRCC sont :

• la veille des canaux de détresse maritime et coordination des opérations de recherche et sauvetage en mer ;
• l’élaboration et diffusion des renseignements sur la sécurité et la sûreté maritimes ;
• la coordination du recueil des informations sur les pollutions maritimes ;
• la surveillance de la navigation
• la coordination, au sein du Centre maritime commun, des opérations de surveillance des pêches.

JRCC signifie « Joint Rescue Coordination Center » autrement dit Centre de coordination des moyens de secours. Il réunit donc les fonctions qui étaient jusqu’à aujourd'hui assurées par le MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) et l'ARCC (Aeronautical Rescue Coordination Center) du service d’Etat de l’aviation civile en Polynésie française.
En métropole, on compte actuellement cinq MRCC dénommés CROSS et un ARCC. En Polynésie, on disposait d'un MRCC basé à Taaone et d’un ARCC à Faa'a. Il s'agit du premier JRCC français, que ce soit métropole ou en outre-mer.