Dengue : la stérilisation des moustiques est-elle la solution ?

Moustique dengue
© polynésie la 1ère

Depuis le 20 mars 2019, deux cas autochtones de dengue de type 2 ont été recensés. Cela fait près de 20 ans que ce type de dengue n’a pas circulé en Polynésie française. Une possible épidémie est à craindre mais pourtant, une solution pourrait être très efficace…

 

M.D ; Polynésie La 1ère Publié le , mis à jour le

En septembre 2015, l’Institut Louis Malardé a mené des recherches à propos de la stérilisation des moustiques et cela pourrait être la solution pour prévenir une nouvelle épidémie. Du moins, beaucoup de personnes s’interrogent.

Les premières expériences ont été effectuées sur les moustiques Aedes polynesiensis sur plusieurs îlots de Tetiaroa, c’était en 2016. En quelques mois, la population de moustiques a chuté de 95%. Ces résultats démontrent bien que la stérilisation des moustiques est une solution viable. En effet, l’expérience à permis de réduire considérablement les nuisances sur Tetiaroa liées aux moustiques et d’éviter la propagation des maladies.

Des résultats probants à Tetiaroa

L’institut Louis Malardé a toujours émis le souhait d’étendre ses recherches sur les deux autres espèces de moustiques : Aedes aegypti (urbain) et Culex quinquefasciatus (nocturne). Il est à noter que le Aedes aegypti est le vecteur principal de la dengue. On ne connaît pas encore les résultats des expérimentations effectuées sur ce type de moustiques.

A l’heure où les pulvérisations de deltaméthrine sont contestées par la population et les apiculteurs, la stérilisation des moustiques pourrait être une solution à long terme. Mais la question du coût est aussi un frein.

Il est important de rappeler à la population de rester vigilante et de prendre des mesures de précautions, telles que détruire les gîtes larvaires chaque semaine et consulter en cas de fièvre et de douleurs articulaires.
 

L'actu en vidéo

Les policiers de Papeete choqués par l’assassinat de leurs collègues parisiens

Les policiers de Papeete choqués par l’assassinat de leurs collègues parisiens