Décharge de Faa’a: 2 milliards contre le déblocage

Bloquage à la décharge de Saint-Hilaire
© Polynésie 1ère

De 4 heures à 9 heures du matin, l'entrée de la décharge de Faaa était bloquée par une association de "revendiquants" qui réclame des indemnisations.

Natacha Szilagyi; Hélène Harté Publié le , mis à jour le

Bloquage à la décharge de Saint-Hilaire
Une quinzaine de personnes affirme que depuis l'ouverture de la décharge controversée en 1983, elles n'ont reçu aucun dédommagement financier. Au total, les familles Mai et Salmon demandent 2 milliards à la mairie de Faaa.

Sur la pancarte, on peut lire: "Le squatteur, passe à la caisse"! C'est Oscar Temaru, maire de Faaa qui est visé. Deux familles et leurs ayants droits, ce qui représenterait plus d'un millier de personnes, ont choisi l'illégalité pour se faire entendre, après 20 ans de tribunal et plus de 30 ans de combat.

Une quinzaine de gendarmes et de policiers municipaux sont arrivés sur le site vers 7 Heures 30 , jusqu'à ce que les manifestants décident de lever le barrage au nom de "la liberté de travail" et de la "libre circulation".
Ils ont écrit une lettre au maire de la commune, dans laquelle ils lui donnent un délai d'un mois avant de payer la facture.

Les revendiquants accusent Oscar Temaru d'avoir pollué leur terrain de 12 hectares, "autant que Moruroa".
Et d'ajouter que "maintenant, en plus, il fait payer 5000 francs cp au dessus pour une partie de golf!", en rapport avec le mini parcours qui a ouvert il y a deux mois. "Ce n'est pas normal qu'il fasse tout cela sans penser à nous!" Aucun commentaire du côté de la mairie. Le conseil municipal risque d'être mouvementé mardi.
 

Ecoutez les précisions de Cecile Tarahu, ayant-droit, au micro de Natacha Szilagyi :