Les chiffres de la biodiversité sont alarmants

Blanchissement des coraux
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En décembre dernier, un rapport annuel a publié des chiffres alarmants sur l'état de la biodiversité en France et dans les Outre-mer. Les espèces envahissantes constituent l'une des premières causes de destruction de la biodiversité. Beaucoup sont présentes dans les Outre-mer dont la Polynésie.

Polynesie 1ère, Tiziana Marone Publié le , mis à jour le

Le Commissariat général au développement durable, l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) et l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB), ont publié en décembre dernier, les chiffres de la biodiversité pour 2018. Ce rapport annuel vise à informer et à sensibiliser l’ensemble des acteurs sur l’état et les menaces qui pèsent sur les écosystèmes et les espèces.

Les données disponibles pour 2018 sont alarmantes. Malgré leur augmentation, les données relatives aux Outre-mer sont encore en faible proportion, elles ne représentent que 1,5% des données disponibles. Mais si l'on se réfère à l'état des lieux dressé en Polynésie il y a trois ans, par le comité français de l'UICN,la situation est aussi  très préoccupante au fenua : 2/3 des plantes endémiques et la moitié des oiseaux apparaissent menacés, dont de nombreuses espèces uniques au monde. L'enquête avait duré trois ans en collaboration avec le musée d'histoire naturelle de Paris, les services du gouvernement de la Polynésie et la Société d'ornithologie Manu.
 

Les espèces envahissantes, cause de destruction


Près de 5000 espèces animales ont fait l'objet d'une évaluation du risque de disparition, ce qui représente seulement 3% des espèces connues en France hexagonale et Outre-mer. Sur ces espèces évaluées, le risque de disparition est très important : il s'élève à 40% en Outre-mer contre 22% en Métropole.

Côté flore, avec la disparition des habitats naturels, les espèces envahissantes constituent l'une des premières causes de destruction de la biodiversité. 60 sur les 100 espèces les plus envahissantes au monde sont présentes dans les Outre-mer avec des piques importants en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à la Réunion. 

En réponse à la dégradation de la diversité biologique, une directive européenne vise au maintien et à l'amélioration de l'état des espèces et des habitats les plus menacées au monde. Une directive qui ne s'applique pas dans les Outre-mer.