Portable en prison : un "couac" de la garde des Sceaux

telephone portable
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La polémique gonfle suite à l’annonce faîte cette semaine par la ministre de la justice, Nicole Belloubet. Elle a, en effet, émit l’idée d’autoriser les portables bridés en cellule. « Un couac » selon le secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA, Stéphane Barreau.

A. T avec La 1ère Publié le , mis à jour le

Dans un entretien de la garde des Sceaux dans le journal La Provence, Nicole Belloubet soutenait l’idée que les personnes incarcérées puissent avoir davantage de moyens de communication. « Cette idée n’a rien d’absurde » considérait-elle. Depuis, la polémique enfle et les syndicats pénitentiaires montent au créneaux.

Pour apaiser les tensions, le Ministère de la justice s’est empressé de rectifier l’annonce faite par la ministre. La chancellerie a assuré mercredi 23 août, « qu’il n’était pas question » d’autoriser le portable pour les détenus.

Un « couac » de Nicole Belloubet, selon Stéphane Barreau, secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA, premier syndicat de l’administration pénitentiaire.

L’attention générale se porte notamment sur un système carcéral paradoxal qui interdit des téléphones portables circulant pourtant par milliers derrière les barreaux. Plus de 33 000 portables ont été saisis dans les prisons françaises en 2016.

A l’heure actuelle, ils sont interdits, les détenus ayant accès à des lignes fixes à des heures établies dans la journée. Le portable en prison c’est tout d’abord un problème de sécurité explique Stéphane Barreau. Il est joint par Tiziana Marone :

Stéphane Barreau


Pour le secrétaire général adjoint, des dossiers plus importants doivent attirer l’attention de la Ministre et du Gouvernement pour améliorer les conditions de détention. Stéphane Barreau cite l’exemple de la prison de Basse Terre en Guadeloupe. 

Stéphane Barreau