Élections législatives 2017 « Législatives : nous allons à nouveau donner la parole aux citoyens et innover »

Législatives 2017

Suivez en direct, l'édition spéciale Législatives de France 2, ce dimanche 11 juin dès 7h00 sur Polynésie 1ère.

Polynésie 1ère Publié le

Les 11 et 18 juin, en Métropole et dans les départements d'Outre-mer, 45,7 millions d'électeurs seront à nouveau appelés aux urnes afin d'élire les 577 députés qui siègeront à l'Assemblée nationale. Recomposition du paysage politique au centre, entrée en vigueur de la loi sur le cumul des mandats… La couverture des deux tours de ce scrutin constitue une priorité pour la rédaction de France Télévisions. Pascal Doucet-Bon, directeur adjoint en charge des opérations spéciales, détaille le dispositif mis en place pour ces soirées électorales.

Comment se déroulera cette première soirée consacrée aux élections législatives ?

Nous prendrons l’antenne de 19 heures à 22h30 environ (heure de Paris- 7 heures à Tahiti). Nous serons d’abord dans les régions pour avoir, dès 20 heures, une photographie exhaustive sous forme d’estimations, puis progressivement — au fur et à mesure de la soirée — sous forme de résultats. Nous serons particulièrement présents dans les circonscriptions à fort enjeu, soit parce qu’elles font l’objet d’une particularité politique, soit parce qu’elles sont le lieu d’un affrontement entre personnalités d’importance nationale. Plus de 25 reporters seront en direct (chiffre en évolution constante). Nous continuerons, avec Nicolas Chateauneuf entre autres, à profiter de notre plateau multipolaire et de sa partie virtuelle pour emmener les téléspectateurs au cœur de l’Assemblée nationale et pour traiter de manière pédagogique plusieurs thématiques. Notre plateau a été conçu pour séquencer l’émission sous forme attrayante, originale et didactique : débats, directs, analyses et résultats, points sur les réseaux sociaux… Bien entendu, nous accueillerons également en plateau les invités les plus à même de nous donner les clés de ces législatives : des hommes et femmes politiques bien sûr, mais aussi des éditorialistes et des grands témoins de notre temps.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces élections sont assez atypiques…
Ce scrutin est en effet très atypique. En tout cas, depuis que le quinquennat existe. Nous nous trouvons face à une tentative de recomposition politique majeure, ce qui confère à ces élections un enjeu inédit. Et je crois qu’à France Télévisions, sur France 2 comme sur France 3, nous sommes armés, sur le fond comme sur la forme, pour en rendre compte. Nous maîtrisons cette nouvelle grammaire télévisuelle et nous avons su innover, lors des deux tours de la présidentielle.

À cette recomposition politique s’ajoutent les effets de la loi sur le cumul des mandats et, sans doute, un plus grand respect de la loi sur la parité...
Un tiers des députés ne se représente pas. C’est une donnée importante, qui annonce un profond renouvellement du personnel politique à l’Assemblée nationale. Notre priorité est plus que jamais, comme nous le faisons dans tous les journaux du groupe depuis le début de la séquence présidentielle, de donner la parole aux Français. Les journalistes poursuivront leur immersion dans des circonscriptions qui ne sont pas forcément le lieu d’un combat majeur mais qui sont particulièrement représentatives ou, au contraire, singulières, ou bien encore agitées par une question particulière. Il est primordial d’ouvrir la parole aux citoyens. La vision nationale, globale, de la politique doit être contrebalancée par une prise en compte des réalités locales, de terrain. Nous souhaitons que les Français soient au cœur de la soirée électorale, pas seulement en tant que téléspectateurs mais aussi en tant qu’acteurs et commentateurs. Et nous n’oublions pas les internautes.

Accorderez-vous, comme pour les soirées dédiées à présidentielle, une large place à ce qui se passera sur les réseaux sociaux ?
Il y a cinq ans, le présentateur demandait au journaliste chargé du Web : « Est-ce que ça s’agite sur les réseaux sociaux ? » Un peu vague, non ? Le journaliste répondait en lisant quelques Tweets. Quel chemin parcouru depuis ! Les Tweets sont désormais affichés à tout moment à l’écran. Nous pouvons maintenant, avec Marie-Sophie Lacarrau et nos partenaires, savoir quelles requêtes ont été les plus formulées sur les moteurs de recherche, de quelles régions elles proviennent, quelle est la photo la plus partagée, etc. Bref, nous multiplions les angles. Et nous sommes en mesure de relayer en direct le travail sur les données de la rédaction de franceinfo.fr. Le « coin web » était un gadget il y a quelques années ; il est devenu un pôle éditorial à part entière !

En somme, ce plateau et cette nouvelle écriture vous semblent en phase avec la situation politique...
Nous avons souhaité que notre traitement éditorial, notre écriture, le choix de notre plateau soient résolument contemporains et souples. La réalité augmentée et le studio virtuel que nous avons mis en place pour la présidentielle nous ont permis de renouveler notre écriture télévisuelle. Tout en conservant notre credo : rien de gratuit. En tout cas, nous avons affiché des convictions fortes et il me semble que nous avons eu raison car les téléspectateurs étaient au rendez-vous. Pour les législatives, nous allons continuer à affirmer notre différence.



> Suivez l'Édition Spéciale Législatives de France 2, en direct sur Polynésie 1ère, ce dimanche 11 juin dès 7h00.