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Que compte faire le gouvernement pour contrer l’augmentation des infections sexuellement transmissibles ? - 29/11/2016

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Une actualité locale ou nationale décryptée à la loupe par Alexandre Le Quéré. Du lundi au vendredi à 7h10.

Polynésie 1ère
Publié le

On vous en a parlé sur Polynésie 1ère avec ce cas de syphilis chez un nouveau né, une syphilis congénitale, transmise de la mère à l’enfant. A quelques jours du 1er décembre, qui est la journée de lutte contre le SIDA, le Pays prépare une nouvelle riposte à cette vague d’IST, d’infections sexuellement transmissibles.

Le constat est simple. 200 cas de syphilis depuis le début de l’année 2016. Entre 2014 et 2015, cette maladie a explosé : +176% ! On parle de la syphilis mais il y a aussi l’Hépatite B, la gonococcie, la chlamydiose Ca touche toutes les couches de la population et toute la Polynésie ! Jusqu’à Rapa ! Les structures de santé dans les îles rapportent elles aussi une augmentation des maladies sexuellement transmissibles. Ces chiffres sont connus, ils sont suffisants pour déclarer l’état d’urgence.

Des médecins comme Lam Ngyen tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois. Et les médecins, la direction de la santé, se sont rendu compte que la prévention avait été délaissée, l’éducation sexuelle. Du coup, le Pays veut reprendre la main, car pour stopper les IST, il faut stopper la transmission.

Donc promouvoir l’utilisation des moyens de contraception : le préservatif, la capote. Du coup, une campagne de distribution gratuite de préservatifs va avoir lieu dans 250 endroits : pharmacies, collèges, lycées, mairies, bars et boites de nuit. Une campagne qui a un coût. L’achat de 200.000 boites de préservatifs, ça représente 12 millions de francs ! Il y aura également des clips diffusés sur le net, la radio et à la télévision. Ça c’est pour la prévention. Ensuite il y a deux autres étapes. Le dépistage : savoir si on est infectés.
Il faut inciter les gens à aller se faire dépister s’ils ont un doute ou s’ils ont une pratique à risque.

La Direction de la santé a commandé des tests supplémentaires pour faire face à l’épidémie.Et puis enfin le traitement. Dans le cas de la syphilis, c’est assez simple : pénicilline !
Mais si malheureusement vous êtes atteints par le VIH SIDA, évidemment c’est beaucoup, beaucoup plus grave. Même si aujourd’hui on peut être traité, les trithérapies sont lourdes et chères. L’argent, c’est le nerf de la guerre. La Direction de la santé attend des moyens supplémentaires pour la fin de l’année. Les préservatifs, les tests, les campagnes de communication, tout ça a un coût, même modeste. Acheter des mallettes pédagogiques d’éducation à la sexualité aussi. On verra donc  si le Pays débloque des fonds pour faire face à cette épidémie. Il n’y a pas 36 solutions, ça passe par l’éducation et les capotes.

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