Annick Girardin veut faire des ports ultramarins des hubs régionaux

Le port de Papeete
© Christophe Marquand | Le port de Papeete

"La France souhaite mettre en place un dispositif fiscal adapté aux spécificités des ports ultramarins",indique la ministre des Outre-mer Annick Girardin, lors d'un colloque au Cnes sur les Outre-mer et la mer.

AFP/CM Publié le , mis à jour le

"L'enjeu est bien de faire des ports outre-mer des hubs régionaux pour permettre à la France de rayonner dans le transport maritime", a insisté la ministre, rappelant que "Nouméa est déjà la deuxième plateforme de transbordement de l'Océanie, La Réunion est bien placée pour être le hub régional dans l'océan Indien et les Antilles françaises aspirent à devenir le hub des Caraïbes sud".
             
Mais "une meilleure coordination est nécessaire: les ports de Guadeloupe et de Martinique doivent se spécialiser, coordonner leurs investissements, pour mieux peser face à leurs concurrents", a ajouté la ministre.
             
"L'idée que les Outre-mer puissent enfin être les pierres angulaires du développement maritime français fait son oeuvre", s'est-elle félicitée, tout en regrettant "un retard significatif": "sur les onze lycées maritimes français, aucun ne se trouve en outre-mer".
             
"J'ai souhaité que soient expérimentées des +sections maritimes+ sur le modèle des +sections européennes+ dans les lycées généraux", a-t-elle expliqué.
             
Pour développer le secteur des croisiéristes, elle a rappelé que plusieurs mesures comme "la dispense de visa, la dématérialisation des procédures pour les croisiéristes ou l'expérimentation d'une zone de détaxe dans un grand port maritime" ont été validées lors du dernier comité interministériel de la mer (Cimer) en novembre à Brest.
             
Sur les énergies marines renouvelables, même si "les capacités sont extraordinaires" sur un domaine maritime "de 11 millions de km2" elle a estimé que "le lancement d'appels d'offres sur l'éolien offshore et sur l'hydrolien en outre-mer restait "à tempérer". "Il nous faut mieux connaître les milieux, étudier les courants marins, les vents, afin de savoir où il est pertinent d'installer ces technologies".

Des drones contre la pêche illégale

             
Sur l'aquaculture, la ministre a insisté sur le potentiel "immense" en outre-mer, soulignant que "la perliculture et la crevette bleue, filières aquacoles emblématiques du Pacifique, peuvent servir d'exemples dans les autres outre-mer".
             
Enfin, elle a rappelé que l'utilisation de drones allait être expérimentée pour surveiller la pêche illégale, "véritable fléau notamment dans le Pacifique et en Guyane".