Les opposants au projet de barrage sur la rivière Vaiiha reçus à la Présidence

manif
© P.1ère Titaua Doom

Une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés, ce mardi, avant 9 heures devant la Présidence pour être entendus par le Président du Pays. Edouard Fritch reçoit actuellement une délégation qui milite contre le barrage sur la rivière Vaiiha.

Pierre Emmanuel GAROT avec Alexandre LEQUERE et Titaua DOOM Publié le

C'est l'exaspération qui a poussé les riverains et propriétaires à manifester devant les grilles de la Présidence.

Un nouveau barrage hydroélectrique devrait voir le jour sur la commune de Faaone. Plusieurs associations de propriétaires mettent en garde contre les risques de destruction de l’environnement. Une pétition circule depuis une semaine. Sept espèces endémiques ont été recensées sur place et la vallée compte des vestiges archéologiques.

Les habitants de Faaone craignent l’arrivée des bulldozers et des camions.

Ecoutez ce reportage à Faaone (Alexandre LEQUERE)

barrage

Reportage au coeur de la vallée de la rivière Vaiiha
pétition


Une pétition en ligne

Dans leur pétition mise en ligne sur le site Avaaz.com, les habitants s'expriment: "Nous nous appuyons sur l’évaluation écologique de la vallée de la Papeiha et les conclusions menées en 2007 dans le cadre de la défense de l’environnement de la Délégation à la Recherche et l’Institut Malardé : 7 espèces végétales et 4 espèces animales légalement protégées en Polynésie-Française par l’arrêté N°68 CM du 24 janvier 2006 et 10 autres considérées comme remarquables, selon l’Union mondiale pour la Nature.

À ce titre, les experts avaient conclu à des dommages écologiques et patrimoniaux « irréversibles » dans le cadre du projet d’aménagement hydroélectrique jugé « incompatible » avec la biodiversité de la vallée. Il existe des alternatives aux barrages hydroélectriques, alors pourquoi détruire cette faune et cette flore dont des espèces protégées ?

Concernant notre patrimoine culturel (sites archéologiques et autres), aucun inventaire n'a été réalisé. Les propriétaires fonciers et leurs descendants n’ont pas été consultés, alors non pour le non-respect de nos droits de citoyens !"
 
La première tranche du projet de barrage s’élève à 950 millions de francs.