Un « bar à vin » pour des patients d’un hôpital de Clermont-Ferrand

Bar a vin au CHU de Clermont-Ferrand

C'est une première en France : un bar à vin va voir le jour dans un Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand. A quand une telle mesure à l'hôpital du Taaone de Tahiti ?

AFP, polynesie1ere.fr Publié le , mis à jour le

C’est pour le moins une idée originale…Dès septembre prochain, un bar à vin verra le jour dans le service de soins palliatifs du CHU de Clermont-Ferrand. Un moyen d'"égayer le quotidien difficile des patients", selon l’établissement qui a assuré à l’AFP que cette initiative était  "une première" en France.

Réhumaniser la vie des patients


"L'objectif est de réhumaniser la vie des patients en agrémentant leur quotidien et en leur donnant également le plaisir d'offrir et de recevoir", a expliqué la chef de service du Centre de Soins Palliatifs du CHU de Clermont-Ferrand, Virginie Guastella.

Les patients en soins palliatifs "ne sont pas tous en phase terminal. Mais ils ont bien souvent perdu le goût. Ainsi, 80% des malades du cancer sont en état d'anorexie", explique cette dernière pour qui "donner à boire la vinasse de l'hôpital" est toutefois une "hérésie".

Créer des moments de convivialité pour les familles              


L'ouverture de ce « bar à vin » permettra également aux familles « en perte de sens et dans l'anticipation du deuil », de « créer des moments de convivialité » avec leurs proches hospitalisés, dans un  « cadre médicalement encadré », a précisé le docteur Guastella. Avant d’ajouter : "C'est un petit détail mais qui peut faire la différence ».

Les employés du centre de soins palliatifs du CHU Hôpital Nord de Clermont-Ferrand, situé à Cébazat, devraient par ailleurs être formés à cette nouvelle pratique par la socio-anthropologue Catherine Le Grand-Sébille.

Du vin, du champagne, du whisky, de la bière…


Selon le docteur Guastella, une cave à vin d'une capacité de 200 litres conservera "les bouteilles de vin mais aussi de champagne, whisky et de bière" dans des conditions optimales. L’établissement espère pouvoir proposer prochainement de "bons crus, tels que du Pomerol" aux patients et à leurs visiteurs.

Grâce à des partenariats et à différentes formules de mécénat, la réserve est actuellement en cours de constitution. "Les dons arrivent à plein ballon", s’est réjouie Virginie Guastella après avoir reçu l'appel d'un caviste.