Un volleyeur cagou peut en cacher des autres

Le groupe des meilleurs joueurs nés en 2001 retenus pour la détection nationale de Vichy
© Detection nationale masculine de volley-ball | Les meilleurs joueurs nés en 2001 pour la détection de Vichy. Sébastien Mekenese et Romain Totele sont accroupis (premier et quatrième jeune en partant de la droite). Au dessus d'eux, Michel Néhoune (debout, troisième en partant de la droite).

Ils sont plusieurs calédoniens au plus haut niveau en métropole. D'autres tentent de suivre leur pas. Etat des lieux avec le CTR Michel Néhoune, de retour d'une détection nationale à Vichy. Elle a permis à Romain Totele, 14 ans, d'être remarqué.

Martin Charmasson Publié le , mis à jour le

TOTELE TAPE DANS L'OEIL DU DTN
Fils d'Atonio Totele, ancien joueur et désormais adjoint de la sélection calédonienne de volley-ball, mais aussi coach de l'AS Païta, Romain a toujours baigné dans ce sport. Il le pratique depuis l'âge de 5 ans. Ce garçon d'1m76 a été retenu pour participer à un stage de détection nationale à Vichy en métropole. Il était accompagné d'un autre joueur de Païta, issu de l'association Les Montagnards, Sébastien Mekenese. "Sébastien est bon techniquement et intéressant physiquement. Mais il est un peu juste en taille" (1m81) explique le CTR Michel Néhoune au sujet de ce dernier. "La taille moyenne, c'est 1m80. Il y a des joueurs de 14 ans qui mesure déjà près de 2 mètres". Pendant une semaine, les deux jeunes cagous ont enchaîné les matchs et les entraînements (trois par jour) avec d'autres talents nés en 2001. 
Romain Totélé, en particulier, a impressionné. Il pourrait rejoindre en septembre prochain un pôle France. Peut-être celui de Châtenay-Malabry. Le CTR Michel Nehoune en dit plus :

Le CTR Michel Nehoune parle de Romain Totele (ASP)

Le CTR de volley Michel Nehoune parle de Romain Totele (ASP)


DES FILLES EN PÔLE ESPOIR, D'AUTRES EN CFC
Chez les filles, elles sont déjà plusieurs en métropole. Inès Teugasialé a rejoint le centre de formation du club d'Istres qui évolue en Ligue A féminine. Cette droitière de 19 ans joue au poste de central et mesure 1m80. Dans ce CFC, elle a cotoyé une autre calédonienne, Beverley Vahoeilala, qui a du rêvenir au pays pour raisons familiales.
En pôle espoir à Issoire, en Auvergne, on trouve par ailleurs Andréa et Audrey Poakavase (Païta) et Clarty Rokuade (Lifou), toutes deux nées en 1999. Liwanda Manuhalalo est de son côté en formation au pôle espoir de Wattignies dans le Nord-Pas-de-Calais. 


COMMENT LES CAGOUS SONT-ILS REPERES ?
Il existe plusieurs "parcours" pour les meilleurs éléments du territoire qui rejoignent la métropole. Certain(e)s se font remarquer lors des Volleyades, d'autres attendent de passer le bac en Nouvelle-Calédonie pour intégrer des centres de formation, et il arrive qu'un joueur atterrisse en pôle sans avoir été repéré lors d'une compétition en métropole ou d'une détection. Le CTR Michel Néhoune détaille ces différents chemins :

Du volley sur le territoire à celui en métropole

Du volley sur le territoire à celui en métropole


LES CALEDONIENS DE L'ELITE
Parmi les joueurs masculins qui évoluent en première division métropolitaine après avoir disputé les Volleyades avec l'équipe de Nouvelle-Calédonie, on trouve Jhon Wendt. Le pointu d'1m98 et de 22 ans joue pour Narbonne en Ligue A (16 matchs, 263pts en attaque, 22 au contre, 11 aces) et il fait partie de l'équipe de France A' . Il est l'un des trois calédoniens à avoir été reçu dans le prestigieux centre national de volley-ball avec Christopher Suvé (maintenant aux Herbiers) et Maoni Talia.
Talia (pointu) n'évolue plus du côté d'Ajaccio en élite. Privé de temps de jeu, il a préféré descendre en deuxième division à Avignon, mais son club a été rétrogradé en Nationale 1.
En Ligue A, Christian Fuahea (central, 33 ans, 1m98) porte lui les couleurs de Nancy, club avec lequel il a disputé 14 matchs (40pts en atatque, 21pts au contre, et 3 aces à son compteur cette saison). Il est passé par le CFC de Rennes à ses débuts.