Un trafic de cannabis organisé par un détenu du Camp-Est et confié à son fils

Tribunal. Palais de justice.
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Un trafic de cannabis datant d’il y a trois ans a été jugé vendredi par le tribunal correctionnel de Nouméa. Il était commandité par un prisonnier du Camp-Est et organisé par son fils de vingt ans. Les dix prévenus ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze mois de prison. 

Clarisse Watue, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Dix prévenus étaient convoqués vendredi devant le tribunal correctionnel, pour détention, transport et usage de stupéfiants en 2016, à Nouméa. Six étaient présents. A la barre, des consommateurs de cannabis aussi bien réguliers qu’occasionnels qui, pour certains, sont à leur tour devenus des vendeurs. 
 

Ecoutes

Leur principal fournisseur, également convoqué, s’appelait Yohann. Et ce sont les écoutes téléphoniques qui ont permis de mettre en lumière le trafic. Un trafic commandité par un détenu du Camp-Est particulièrement connu de la justice. 
 

«Dix joints par jour»

A l’extérieur de la prison, c’est son fils Yohann, alors âgé de vingt ans, qui exécutait ses ordres. Le jeune homme se rendait aussi à Canala et à Houaïlou pour s’approvisionner. «C’est pour ma consommation personnelle», s’est-il défendu au tribunal. «Il fumait dix joints par jour», a précisé son avocate. A Nouméa, chez l’un de ses gros fournisseurs, lui aussi présent à l’audience, les enquêteurs ont retrouvé des enveloppes vides, une balance et de l’argent. 
 

Insertion

Trois ans après, les prévenus présents à l’audience ont reconnu leur implication dans cette affaire. Plusieurs sont maintenant insérés. L’un a créé sa propre entreprise, un autre a décroché un CDI. Certains ont même confié au tribunal qu’ils ont arrêté de fumer du cannabis. Ils ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze mois de prison. Des peines aménageables pour la majorité d’entre eux, et du sursis pour deux des mis en cause.