TGC: Medef et Intersyndicale s'accordent sur l'encadrement des prix et des marges

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Le Medef et l'Intersyndicale contre la vie chère ont fait des propositions communes pour mieux encadrer à la fois les prix, et les marges des entreprises, quand la TGC entrera en vigueur à taux pleins. Selon les partenaires sociaux, le texte du gouvernement s’avérait trop restrictif. 

Clarisse Watue, avec F.T. Publié le , mis à jour le

«On s’est mis autour d’une table, avec l’intersyndicale, pour trouver un accord qui permette de respecter les objectifs et de l’intersyndicale, et du patronat par l’intermédiaire du Medef. Et du gouvernement, aussi.» C’est en ces termes que Daniel Ochida, président du Medef, présente la démarche commune qui s’est concrétisée vendredi.
 

Dans un mois et demi

L’Intersyndicale contre la vie chère et le mouvement patronal ont signé un accord autour de l’encadrement des prix et des marges quand la taxe générale à la consommation entrera en vigueur à taux pleins. Ce sera dans un mois et demi, à partir du 1er octobre. Les partenaires sociaux l’ont remis au gouvernement lors du comité de suivi de la TGC.
 

Répondre aux objectifs de chacun

«L’objectif de l’intersyndicale, résume le dirigeant du Medef, c’est une baisse des prix lors de la mise en place de la TGC, lorsque c’est possible, ou du moins une non inflation. Pour nous, c’est important de maintenir nos marges pour pouvoir continuer à faire vivre nos entreprises. Et il fallait, pour le gouvernement, que tout ce système soit contrôlable. Je crois que cet accord, un accord majeur, a répondu à tous ces objectifs.» 
Ecoutez les propos de Daniel Ochida, pour qui cette signature «a montré la maturité des partenaires sociaux».
 

Au Congrès mercredi

Le Congrès doit se prononcer mercredi sur la mise en application de la TGC à taux pleins.

La CPME a demandé un report

Deux jours avant cet accord, mercredi 15 août, la CPME-NC diffusait une lettre ouverte demandant «un report de la TGC pour la réussite de la réforme». La Confédération des petites et moyennes entreprises, autre mouvement patronal, y «est au regret de constater que les objectifs de la réforme ne pourront pas être remplis dans le calendrier voulu». Du moins, estimait-elle à ce moment, «au regard des textes soumis à la veille du vote du Congrès». Dans cette lettre ouverte, sa présidente, Chérifa Linossier, souligne qu'«adopter la TGC pour le 1er octobre dans ces conditions serait à notre sens une erreur aux conséquences dramatiques et irréversibles pour l'économie calédonienne».