La sécheresse fait souffrir les arbres fruitiers, et grimper les prix

L'effet de la sécheresse sur les arbres fruitiers (4 janvier 2017)
© Nouvelle-Calédonie La 1ère | Les feuilles des limettiers sont marquées par le manque d'eau.

Sécheresse oblige, certains arboriculteurs calédoniens auront cette année une moindre récolte. D’autres s’en sortent grâce à leur gestion de la ressource en eau. Moins présents dans les exploitations et sur les étals, plus coûteux à produire, citrons et limes voient leur prix flamber.

Brigitte Whaap et René Molé, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Dans son verger de La Foa, André Estieux a des limes de qualité, en quantité. Une belle récolte si l’on compare à l’année dernière, où l’arboriculteur de 72 ans avait perdu plus de la moitié de sa production à cause des papillons piqueurs.

Les arbres souffrent

Cette année, les 4000 arbres fruitiers souffrent de la sécheresse, comme en témoignent les feuille fermées par le manque d’eau. «A partir d’avril-mai, on a la sécheresse du siècle, raconte l’arboriculteur. Ceux qui ont de l’eau peuvent encore survivre malgré les coûts qui explosent. Mais ceux qui n'ont plus d’eau ne peuvent même plus planter. C’est une année qu’on rencontre tous les dix-quinze ans.» Et de montrer le sol, arrosé la veille mais pourtant sec et dur.

Sac de limes à La Foa (4 janvier 2018)
© NC La 1ère

Arrosés dix heures pas jour

Malgré la sécheresse, les pieds de lime d’André Estieux sont particulièrement chargés. Des citrons destinés à l’exportation et au marché local. Si ces fruits sont beaux, c’est grâce à un arrosage quotidien de plus de dix heures. «Le marché local est un peu plus intéressant parce qu'on a pu être un peu plus cher que l’année dernière, pour essayer de compenser ce coût de production élevé, explique le professionnel aux trente-deux années d'expérience. Tandis que le marché à l'export reste au même prix que l’année dernière. Lui ne s’occupe pas s’il pleut, ou pas.»
Le reportage de Brigitte Whaap et René Molé.