La rouille des myrtacées détectée au Ouen Toro

Rouille des myrtacées
© NC la 1ère | La rouille des myrtacées se traduit par ces spores jaune orangé très volatils.

Où l'on reparle de la rouille des myrtacées en Nouvelle-Calédonie… Cette maladie grave, causée par un champignon microscopique, a été repérée sur la flore du Ouen Toro par un bénévole du WWF. Une mauvaise nouvelle pour notre biodiversité.

Caroline Antic-Martin et Claude Lindor, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Qui peut citer un arbre de la famille des myrtacées? Elle compte au moins 257 représentant en Calédonie, jugez plutôt: le chêne-gomme, la «brosse à bouteille», le niaouli, le goyavier ou le jamelonier en font partie. Cette grande famille de plantes à fleurs, majoritairement endémiques, est menacée par la rouille des myrtacées. Et cette maladie grave causée par un champignon microscopique vient d’être repérée dans le parc du Ouen Toro par un bénévole du WWF.
Le reportage de Caroline Antic-Martin et Claude Lindor.

ROUILLE DES MYRTACEES
 

Pommes roses 

C’est sur des pommes roses de Farino que la rouille des myrtacées a été repérée pour la première fois en Calédonie, en mars 2013. Il faut dire qu’elles y sont particulièrement sensibles. Depuis, la maladie s’est installée sur l’ensemble du territoire, y compris aux Loyauté.
 
Rouille des myrtacée sur un pomme rose
 

Les symptômes et les effets

Elle se traduit par des spores jaune orangé très volatils, qui attaquent essentiellement les jeunes feuilles, les jeunes tiges, les fruits, les bourgeons et parfois les fleurs. La rouille des myrtacées peut faire que les feuilles se déforment, qu’elles tombent des branches, que la plante ralentisse sa croissance et même qu’elle meure. A noter qu’elle se répand par le vent, la pluie, mais aussi les outils, les chaussures, les vêtements ou les équipements agricoles. 

Si vous repérez la maladie

• Ne pas toucher, ne pas couper, ne pas déplacer, ne pas brûler les plantes infectées: cela pourrait contribuer à la dispersion de la maladie. 

• Appeler le Service d’inspection vétérinaire alimentaire et phytosanitaire au 24 37 45 ou envoyer un courriel à protectionvegetaux-sivap.davar@gouv.nc en laissant ses coordonnées téléphoniques. 

• Si vous disposez de photos et connaissez la localisation précise du plant infecté, indiquez-le. Ce signalement permettra de diagnostiquer la maladie et d’évaluer son état de propagation.