Le Chapitô fait escale à Nékliai

Chapitô
© NC1ere/Cédrick Wakahugnème

Après Kaala-Gomen, le Chapitô de Nouvelle-Calédonie a rejoint cette semaine la commune de Poya. Les saltimbanques multiplient les spectacles pour le grand plaisir des écoliers.

Cédrick Wakahugnème (CM) Publié le

C’est un moment de pur bonheur à travers les yeux d’enfants. Quarante-cinq minutes de spectacle offert à nos têtes blondes et brunes. Installé en plein cœur de la tribu de Nékiliai, le Chapitô de Nouvelle-Calédonie conquiert chaque jour le cœur des écoliers de la commune de Poya. Une pièce de théâtre attire leur attention. Celle intitulée « A Tout Vent ». Une histoire farfelue et humoristique de deux amies, la ratte et la grenouille.
 

Un public époustouflé 

Dans le petit chapitô, les écoliers du village de Poya et de Népoui s’agglutinent autour des nattes soigneusement dressées par la compagnie. Les yeux écarquillés, ils ne perdent pas une miette de l’histoire de la ratte et de la grenouille. « C’était émouvant et très démonstratif », souligne un écolier. « A tout Vent » est une adaptation d’un roman intitulé, "les vents dans les saules" de Kenneth Grahame.  Un voyage initiatique et improvisé, sorte d’aventure humaine jouée par Flore et Lynda, toutes deux passionnées par le monde du spectacle. « Chacun apporte sa petite touche et sa personnalité », souligne l’une des comédiennes, « c’est un véritable partage. Ce spectacle vivant qui nous emmène à toucher à toutes les formes d’expressions ». Tous les ingrédients sont réunis : la décoration appelle au voyage, les costumes soigneusement choisis, la gestuelle digne d’une prestation de contorsionniste et l’accompagnement musical, simple et envoûtant. 
Chapitô
© NC1ere/Cédrick Wakahugnème | Le Chapitô fait escale à Poya jusqu'au 3 juin.

 

 

Le navire Chapitô navigue de village en village

Depuis 8 ans, le Chapitô de Nouvelle-Calédonie explore les contrées lointaines de la Nouvelle-Calédonie. Sa mission première est d’aller à la rencontre des populations locales. Depuis, les saltimbanques se sont dotés d’un mini-chapitô, qui doit leur permettre de s’incruster dans les coins reculés de la Chaine centrale. « C’est une façon pour nous d’aller à la découverte du pays », confie Remi Vacher, le directeur artistique du Chapitô de Nouvelle-Calédonie, « de partager des bons moments qui sont simples et de découvrir des beaux spectacles avec l’ensemble de la population ». En juillet prochain, le Chapitô fera escale à l’île des Pins, puis sur la commune de Houaïlou en octobre. A Poya, écoliers et grand public ont encore jusqu’à vendredi pour apprécier les innombrables spectacles de la caravane, en soirée également sous un beau clair de lune.