L'incendiaire de Parisiana condamné à deux ans ferme

Incendie Boulangerie Parisiana Snack Peggy
© Clarisse Watue / NC la 1ere | Le soir du sinistre, rue Unger de la Deuxième Vallée-du-Tir.

Un mois après, le jeune homme à l'origine du feu qui a détruit à Nouméa la boulangerie Parisiana et son snack Peggy a été jugé. Le tribunal l'a condamné à trois ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis.

Jeannette Peteisi, avec F.T. Publié le , mis à jour le

[MISE A JOUR AVEC COMPTE-RENDU]

Interpellé par la police quatre jours après, l’ancien employé a reconnu les faits, à l'encontre de deux commerces emblématiques de la Vallée-du-Tir, la boulangerie Parisisana et le snack Peggy. Le soir du 19 août, il y a pénétré par effraction et a mis le feu, lequel a ravagé les lieux. Un acte commis par vengeance et sous l’effet de la colère, selon le prévenu, âgé de vingt ans. Il n’aurait pas supporté d'avoir été abusé par ses anciens employeurs. 
 

Travail au noir

A la barre ce vendredi, le jeune homme explique n’avoir jamais su qu’il travaillait au noir. Le Parisiana l’aurait payé une première fois 40 000 F, pour un mois et demi de travail et des journées de dix heures par jour. Au deuxième mois, après réclamation, les gérants lui donnent 32 000 F. Des sommes remises en espèces. 
 

Volonté de punir, pour le ministère public

L’apprenti contacte l’inspection du travail et commence une lettre de dénonciation, mais la colère l’aurait emporté sur la raison. Le ministère public, relevant une volonté de punir les propriétaires, requiert quatre ans d'emprisonnement et le maintien en détention. Le tribunal va décider trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, et maintien en détention. 

La réaction de Magali Fraigne, l'avocate de la partie civile

Magali Fraigne

 

L'escroquerie à l'assurance écartée

Dans cette affaire, la défense s’est particulièrement attardée sur l’hypothèse d’une escroquerie à l’assurance, sans pour autant nommer les choses ainsi. En effet, l’incendie a été déclenché par le jeune homme mis en cause à 20 heures, le 19 août au soir, et éteint dans l’heure qui a suivi. Mais à 1h45 du matin, les pompiers sont rappelés une seconde fois pour éteindre le feu au Parisiana, pourtant gardé par le fils de la gérante et un vigile. 

Les précisions de Me Fraigne

Me Fraigne

 

Chômage technique

Un expert a analysé que même si le feu avait été éteint, la température à l’intérieur avoisinait les 300°C, ce qui a fait fondre le plafond et permis à l’incendie de se propager. Une expertise qui a convaincu le tribunal. Le sinistre a tout détruit, mettant dix-sept personnes au chômage technique.