Pouébo cherche à mieux connaître ses tirailleurs, pour leur rendre hommage

Tirailleurs de Pouébo: Rencontre entre le comité Phaa nemi et l'association In Memoriam, janvier 2019
© NC la 1ere / Marguerite Poigoune | Rencontre entre le comité Phaa nemi et l'association In Memoriam.

Pweevo veut se souvenir de ses tirailleurs kanak. La commune envisage d’ériger une stèle en leur mémoire et pour cela, des recherches vont être menées par le comité Paa Nemi et l’association In Memoriam.

Marguerite Poigoune, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Qui étaient les hommes de Pouébo qui sont partis pour la Grande guerre au début du siècle dernier? Quels étaient leurs véritables noms et prénoms? Ces questions trouveront réponse dans les travaux de recherche qui vont être menés ces prochains jours.
 

Dossiers militaires

L’association In Memoriam, représentée par Sonia Poarairiwa, se chargera de feuilleter les documents aux archives de la Nouvelle-Calédonie. «En fait, on consulte leur dossier militaire, explique-t-elle. On va rechercher leur registre matricule et sur ces registres matricules, il y a différentes informations: leur état-civil, tout ce qui est lié à leur signalement physique et leur carrière militaire. Ça recroise avec d’autres sources.»
 

Ils étaient 41 à partir

Le comité Paa Nemi -«se souvenir», en langue de Pouébo- fera pour sa part des recherches sur le terrain auprès des familles, dans les tribus de Pouébo. Ce qui est certain, c’est qu’ils étaient 41 à quitter Pweevo pour aller faire la guerre. Leurs noms seront inscrits sur une plaque, qui sera apposée sur une stèle.
 

Stèle inaugurée le 11 novembre

Celle-ci sera érigée près de la route, devant la mairie. «L’idée de la stèle, c’est qu’on fasse une statue qui sera sculptée dans du houp et représentera nos aïeux qui sont partis», détaille Imelda Pada, animatrice communale de Pouébo. «Elle sera posée sur une grosse pierreSymbole du Caillou, et de la terre. La stèle doit être mis une place dans le courant de l’année, pour être inaugurée le 11 novembre. 

Un reportage à écouter ici.