L'Union calédonienne se concentre sur le 4 novembre

Comité directeur de l'Union calédonienne à Houaïlou, 21 juillet 2018
© NC la 1ère / Thierry Rigoureau | Avant les débats, coutume et échange de paroles près des drapeaux, de l'UC et du FLNKS.

L’UC réunie en comité directeur, ce samedi, à Houaïlou, avec une centaine de délégués et un objectif: se préparer pour le référendum et défendre un «oui» massif. Avant les débats, Daniel Goa, le président, est notamment revenu sur la décision annoncée par le Parti travailliste.

Thierry Rigoureau (F.T.) Publié le , mis à jour le

J moins 110 avant le référendum du 4 novembre. Pour l’Union calédonienne, il n’y a plus de temps à perdre. Il faut se mobiliser et se préparer. C’est donc le thème de cette journée de débats, à huis clos, à Houaïlou.

Reportage Thierry Rigoureau et Carawiane Carawiane

UC: comité directeur
 

«Refuser [de] participer [au référendum], c’est comme se lancer dans un marathon, et s’arrêter à cinquante mètres de la ligne d’arrivée.»

 

Daniel Goa n'accepte pas la position du PT

Devant la centaine de délégués venus de toutes régions du pays, le président de l'UC, qui est aussi porte-parole du FLNKS, a immédiatement donné le ton: le «boycott» du référendum par le Parti travailliste n’est pas acceptable, a dit Daniel Goa. «Depuis plus de 160 ans, nous subissons la colonisation, a-t-il lancé. Depuis plus de quarante ans, nous sommes engagés dans une lutte politique pour accéder à une souveraineté pleine et entière. Refuser d’y participer, c’est comme se lancer dans un marathon, et s’arrêter à cinquante mètres de la ligne d’arrivée.»
 
Comité directeur de l'Union calédonienne à Houaïlou, 21 juillet 2018, Daniel Goa
 

Aller convaincre les militants du Parti travailliste

Tonnerre d’applaudissements. Et le président de l’UC demande à tous ses militants d’aller rencontrer ceux du Parti travailliste, pour leur demander de se désolidariser de cette positon. Une position considérée par Daniel Goa comme électoraliste.
 
Comité directeur de l'Union calédonienne à Houaïlou, 21 juillet 2018, Daniel Goa
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