Le personnel d’Aircal proteste contre une agression à Magenta

Débrayage Aircal
© Nicolas Fasquel

Débrayage pendant 55 minutes, ce mardi aux aurores, à l’aérodrome de Magenta. Le personnel demande davantage de sécurité après l’agression d’un agent, samedi, par un passager en état d’ébriété.

Alix Madec (C.C.) Publié le , mis à jour le

Les membres du syndicat des personnels d'Air Calédonie se sont réunis à 5 h, ce matin, à l'aérodrome de Magenta. Ils protestent contre l’agression d’un agent de la billetterie, samedi dernier, par un passager mécontent. Visiblement saoul, ce dernier aurait lancé un plot métallique dans la vitre le séparant du personnel, après s’être vu refuser l’embarquement. Un acte violent qui n'est pas isolé, selon Jérôme Cochard, le président du syndicat des personnels d’Air Calédonie. « Il y a eu de nombreuses agressions verbales et physiques et même de la dégradation de mobilier. Ce sont des faits qui arrivent régulièrement. » 

debrayage Magenta aérodrome
© Nicolas Fasquel | Les premiers passagers de la journée ont découvert des guichets d'enregistrement fermés ce matin.
 

Une sécurité renforcée le week-end

Si l’agent n’a pas été blessé pendant l’incident, il est visiblement choqué selon le président du syndicat, qui demande « une prise en compte par la direction générale de cet état de fait qui revient de manière récurrente ». Le syndicat réclame en outre le renforcement des mesures de sécurité, avec notamment une présence policière soutenue le week-end où « le personnel est livré à lui-même » ou « pendant les périodes d’affluence, comme les vacances ». 
Débrayage Magenta écran
© Nicolas Fasquel | Le programme des vols a néanmoins été maintenu pour la journée.
 

La CCI responsable de la plateforme

Du côté de la direction d’Aircal, on rappelle que « la sécurité de la plateforme de Magenta est sous la responsabilité de la CCI qui en est l’exploitant ». C’est elle « qui doit demander aux services concernés, et notamment l’Etat, la mise en place de mesures de sécurité pour assurer la sécurité du personnel qui travaille sur la plateforme », précise Samuel Hnepeune, le directeur de la compagnie. La direction d’Aircal envisage néanmoins de faire « remonter la problématique de la sécurité auprès du gestionnaire » pour qu’il garantisse « la mise en oeuvre des moyens nécessaires »
Concernant le passager « indiscipliné », tel qu’il est désigné dans le jargon du transport aérien, il recevra un courrier recommandé avec une notification d’interdiction de vol pendant une année, assure la compagnie.
Après ce mouvement de protestation et un premier vol décalé de vingt minutes, les guichets ont rouvert peu avant 6 h et les rotations ont pu être maintenues comme prévues.