Les nouvelles mesures de lutte contre l’alcoolisation massive

Alcool

Le gouvernement entend passer à l’action dans la lutte contre la surconsommation d’alcool. Ce mardi, l’exécutif a adopté un projet de loi de pays pour durcir la réglementation. Des mesures qui tentent d’agir simultanément sur les volets prévention et répression.

Angélique Souche (CM) Publié le , mis à jour le

Plus de publicité et une meilleure protection des mineurs

En matière de prévention tout d’abord, première mesure phare : l’interdiction quasi-totale de la publicité sur l’alcool. Finis les affiches 4 par 3, catalogues promotionnels, et autres prospectus. La publicité sera désormais restreinte au seul milieu professionnel, c’est–à-dire entre les intermédiaires commerciaux de la branche elle-même. Sachant qu’il en couterait quelques 9 millions de francs CFP à quiconque braverait cette interdiction.
Une loi qui souhaite mieux protéger les mineurs. Ainsi, un mineur ne pourra dorénavant entrer dans un débit de boisson que s’il est accompagné de l’un de ses parents ou d’un tuteur lui-même majeur.
Autre nouveauté : l’obligation pour les bars et restaurants et autre lieux  où de l’alcool est  à consommer sur place, de proposer au minimum un choix de 10 boissons sans alcool. 
 

De fortes amendes

Côté dissuasion, l’amende pour vente d’alcool à une personne ivre est doublée pour atteindre 89 000 francs CFP.
Quiconque sera désormais trouvé en état d’ivresse manifeste dans un lieu public sera puni d’une amende de 17 900 francs CFP, et surtout, l’alcool pourra être saisi et détruit sur place.
A noter également que la distribution gratuite de boissons alcooliques dans un but commercial et la vente à des mineurs de boissons alcooliques sont punies de près de 900 000 francs CFP d’amende (c’est un délit).
Et puis une autre nouveauté : les personnes physiques qui se rendent coupables de vente ou d’offre d’alcool à des mineurs pourront encourir des peines complémentaires telles que l’obligation d’accomplir un stage de responsabilité parentale dans un délai maximum de 6 mois à partir du prononcé de la sanction.
Découvrez ici le détail des mesures : 
Le reportage de Caroline Antic-Martin et Gaël Detcheverry