Travel parties : des manœuvres illégales ?

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Gare aux «travel parties», ces clubs de voyages comme You should be here et MWR Life qui organisent des réunions d’information pour recruter de nouveaux membres. Leurs pratiques, très controversées, seraient illégales sur le Caillou selon le gouvernement. 

Loreleï Aubry et Frédérique Machoro-Siebecke Publié le , mis à jour le

Le gouvernement appelle les calédoniens à la plus grande vigilance et met en garde contre les pratiques illégales des Travel parties, ces clubs de voyages privés qui font le buzz sur la toile. Il faut dire que plus que la vente de "bons plans" voyage, ce sont surtout les adhésions qui y sont présentées comme pouvant rapporter gros. 


Un délit sévèrement puni par la loi 


Le gouvernement alerte, « la simple adhésion à ces clubs entraîne immédiatement l’exercice illégal de la profession d’agent de voyages ». Un délit puni d’une peine de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 850.000 francs


Un business "boule de neige" ? 


Les clubs de voyage comme You should be here et MWR Life sont connus mondialement et pour cause les photos de vacances de leurs adhérents inondent les réseaux sociaux. Le mode opératoire de ces entreprises consiste à organiser des réunions d’information pour collecter un maximum d’adhésions payantes. Le système de recrutement s’apparente à un système de vente dit « à la boule de neige » car les membres qui sont au sommet de l’organisation sont rémunérés par ceux qui occupent les niveaux inférieurs, lesquels doivent à leur tour recruter de nouveaux adhérents.

Du côté des représentants de la société américaine Worldventures, on refute cette théorie affirmant pratiquer non pas un business pyramidal mais un système de ventes à multiniveau. Rémunérés pour faire la promotion des abonnements au club de voyage privé, sur le principe d'un commercial, ces représentants affirment que leur activité n'est en rien illégale. La société, enregistrée à la DAE, possède un kbis, un ridet et un siège social. Les représentants affirment, quant à eux, être patentés et déclarer leurs revenus. 


Le reportage de Loreleï Aubry et José Solia :