Lithium-Ion-Nickel : l'Union Européenne soutient le recyclage des batteries électriques (et c'est bon pour la ressource)

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© Alain Jeannin | Usine Umicore : recyclage de composants électroniques à Anvers en Belgique

Les français Eramet et Suez, l’allemand BASF ont annoncé mercredi un projet dans le recyclage de batteries lithium-ion-nickel utilisées dans les véhicules électriques, l'un des enjeux majeurs attendu dans l'automobile. L’Union Européenne soutient le projet.
 

Alain Jeannin
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Les trois industriels ont mis sur pied "ReLieVe" (Recycling Li-ion batteries for electric Vehicle) qui va recevoir un soutien financier de 4,7 millions d'euros de la part de l'Union européenne, ont-ils annoncé dans un communiqué. "L'objectif du projet est de développer un procédé innovant, dit en boucle fermée, de recyclage des batteries utilisées dans les véhicules électriques, et permettre ainsi la production de nouvelles batteries lithium-ion-nickel en Europe", expliquent-ils.

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© Alain Jeannin | Sulfate de nickel issu du recyclage de composants électroniques (Umicore à Anvers)
Préserver aussi les ressources minières
Environ 50 000 tonnes de batteries devraient être recyclées en Europe d'ici 2027, et ce chiffre pourrait être multiplié par plus de dix en 2035. La valorisation du nickel, du cobalt, du manganèse et du lithium dans de nouvelles batteries est au cœur des développements de R&D actuels du groupe Eramet. Le recyclage permettra également, à terme, d’économiser et de prolonger la durée de vie des mines de lithium et de nickel, ces dernières en Nouvelle-Calédonie, tout en engageant un cycle de production plus vertueux pour l’environnement.
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© Alain Jeannin | Cuivre pur issu du recyclage (Umicore en Belgique)
Recyclage et transition énergétique
Le projet ReLieVe "est la réponse à l'appel lancé par la Commission européenne aux acteurs européens de s'unir pour se positionner sur le marché en forte croissance des batteries électriques", déclare Laurent Joncourt, président d'Eramet Ideas, le centre de recherche du groupe métallurgique et minier français. "D'ici 2027, environ 50.000 tonnes de batteries doivent être recyclées en Europe et cette quantité pourrait être presque dix fois plus élevée d'ici 2035", précise Jean-Marc Boursier, dirigeant chez Suez, spécialiste français du traitement des déchets et de l'eau.
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© Alain Jeannin | Métallurgie du recyclage (Umicore en Belgique)
Projet européen pour les matières premières
L’EIT Raw Materials, l’organisme co-financeur de ce projet, est une création du European Institute of Innovation and Technology (EIT), un organisme de l’Union européenne. L’EIT Raw Materials est le plus grand consortium du secteur des matières premières au monde. Sa mission est de favoriser la compétitivité durable du secteur européen des mines, métaux et matériaux tout au long de la chaine de valeur des matières premières, en stimulant l’innovation, l’éducation, la protection de l’environnement  et l’entreprenariat. L’EIT Raw Materials participe également au développement des recherches dans le domaine des plantes hyper accumulatrices de nickel. Un programme auquel participe des scientifiques de Lorraine et de Nouvelle-Calédonie.

Cours du nickel au LME de Londres mercredi 11 septembre à 15H15 PM : 18.050 dollars par tonne (8,18 $ par livre) + 0,52 %