Législatives : les réactions au verdict des urnes

Les deux députés calédoniens

Au lendemain des élections législatives, compilation des déclarations politiques recueillies auprès des candidats victorieux en Nouvelle-Calédonie, de leurs adversaires malheureux et d'autres acteurs de la campagne qui vient de s'achever.

Françoise Tromeur
Publié le , mis à jour le

La «grande joie» de Philippe Dunoyer 

Dans la première circonscription, Philippe Dunoyer a reçu 17 744 voix et a largement battu les 12 256 suffrages obtenus par Sonia Backès (59,15 % des suffrages contre 40,85 %). «Je crois que la plate-forme qui a fait l’actualité a donné un message suffisant pour rassurer les électeurs qui, au premier tour, nous avait demandés d’être plus unis, plus concrets», estime le nouveau parlementaire de Calédonie Ensemble. Il a dit sa satisfaction à NC 1ère.


L’«immense gratitude» de Philippe Gomès

Dans la seconde circonscription, Philippe Gomès a été reconduit dans la fauteuil de député par 54,95% des votants (28 557 voix), contre 45,05% à Louis Mapou (23 413 voix). Il nous a fait part de son «immense gratuite» : «Un millier de remerciements aux électeurs de Calédonie Ensemble notamment mais aussi à l’ensemble des électeurs de sensibilité non indépendantiste qui ont voulu défendre une certaine idée de la Calédonie au sein de la République.» 


Des militants «hyper contents»

Ecoutons également ces militants, victorieux et radieux, de Calédonie Ensemble que nous avons interrogés au soir du deuxième tour. Ils expriment «soulagement», «fierté», «joie» et «beaucoup de respect pour les gens qui sont allés voter, qui se sont bougés et qui ont fait leur devoir de citoyen».


Sonia Backès « seule contre tous»

Sonia Backès a reconnu sa défaite, «seule contre tous», et la candidate malheureuse du duel de la première circonscription ne fait pas la même analyse que son rival Dunoyer. « Quand on regarde les reports potentiels, que j’avais, ceux de Philippe Blaise, du Front national et d’Alain Descombels, on arrivait bien loin de ces 11 000 voix, pointe-t-elle. Finalement, la plate-forme […] aura eu un effet relatif. » 


Les regrets de Louis Mapou

L’autre perdant de la soirée, Louis Mapou, regrette cette victoire qui a semblé un temps à sa portée. «Le mouvement indépendantiste n’a jamais eu le choix des armes. On a dû faire avec, a déclaré le candidat de l’Uni à NC 1ère lors de la soirée électorale d’hier. Le seul obstacle qui ne nous permet pas d’y aller, c’est la forte abstention chez nous.» 


Daniel Goa certain du rôle joué par l’UC

Le président de l'Union calédonienne en est sûr, les résultats du candidat indépendantiste ont aussi été portés par des électeurs de l’UC. Et Daniel Goa a tenu à réaffirmer sur notre plateau : «La décision qui a été prise au congrès n’a jamais été de boycotter les élections nationales, elle a été de ne pas participer à la campagne électorale ni à la propagande.»

Le Rassemblement salue l’effet plate-forme

Virginie Ruffenach, secrétaire générale du Rassemblement, considère que le regroupement de forces loyalistes auquel le mouvement a participé a joué son rôle. «Il s’agit aujourd’hui de ne plus être sur des positions qui cristallisent et qui radicalisent», a-t-elle posé.
«On voit bien que les Calédoniens préfèrent la recherche d’une solution dans le dialogue », analyseencore Eric Gay, le maire Rassemblement du Mont-Dore. 


Harold Martin « pas étonné»

Le maire de Païta, candidat malheureux du premier tour dans la deuxième circonscription, se défend d’avoir appelé à autre chose qu’à voter en son âme et conscience. «Je ne suis pas étonné du résultat, a-t-il réagi. Moi, dans cette campagne électorale, j’ai atteint mon objectif, c’était de dire la vérité aux Calédoniens.»