Le journal de campagne du mardi 7 mai 2019

Mosaïque journal de campagne du 7 mai 2019
© NCla1ere

J - 5: au sommaire, les portraits de Jean-Eric Naxue et Paul Néaoutyine, le face à face entre Mickaël Forrest et Marc Waia, puis celui entre Germaine Némia Bishop et Dominique Molé, Gaël Yanno qui prend position ou encore les paroles d'électeurs.

Françoise Tromeur avec les rédactions de NCla1ere Publié le , mis à jour le

Portrait de candidat: Jean-Eric Naxue, tête de liste «Nouvelle vision des îles»

Né à Lifou le 21 janvier 1972, Jean-Eric Naxue est âgé de 47 ans. Après le baccalauréat, le jeune homme part faire des études en sciences économiques à Bordeaux. De retour au pays, il travaille, dès l’âge de 21 ans, dans l’une des banques de Nouméa. 
Quatorze ans plus tard, Jean-Eric Naxue décide de rentrer aux îles, où il est depuis gestionnaire du seul internat provincial de Lifou. La politique, il l’a vécue enfant aux côtés de son père Robert Paouta, ancien maire de Lifou et ex-conseiller provincial aux îles Loyauté.
Mais il ne s’est vraiment intéressé au sujet qu’en 2014, alors que la province n’avait plus d’élu non indépendantiste. «Pour relever ce challenge-là, précise-t-il. Je me suis dit aussi que je ne voulais plus être spectateur, mais acteur de mon pays. Je me suis présenté aux municipales dans la commune de Lifou, poursuit-il. J'ai été élu à ce moment-là. Aujourd'hui, je suis le seul élu non indépendantiste aux îles Loyauté, en fait. Je me présente donc aux provinciales comme un continuité, une suite logique.» 
Jean-Eric Naxue le fait sous la bannière de Calédonie ensemble. Chef de clan à Lifou, il met en avant une qualité que doit avoir, selon lui, tout responsable: «ne pas se servir mais surtout servir le peuple. C'est ça qui est le plus important.»
Provinciales 2019, fiche candidat de Jean-Eric Naxue
© NCla1ere
 

Portrait de candidat: Paul Néaoutyine, tête de liste «UNI Nord»

Paul Néaoutyine se trouve dans sa soixante-huitième année, puisqu'il est né le 12 octobre 1951 dans la vallée d'Amoa, à Poindimié. Après une scolarité dans l'enseignement privé catholique, il part poursuivre ses études en France et revient en 1977 avec un DEA en sciences économiques. Au début des années quatre-vingt, il enseigne comme maître auxiliaire au lycée public Lapérouse de Nouméa. 
Paul Néaoutyine a rejoint très tôt la mouvance indépendantiste qui s'est développée dans les années soixante-dix. Il devient membre des Foulards rouges, puis du Groupe 1878, avant de fonder avec d'autres le Parti de libération kanak, premier parti ouvertement indépendantiste crée en 1975. 
Durant les Evènements, l'homme se rapproche du leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, élu président de la toute nouvelle région Nord instaurée par le statut Pisani. Il devient son directeur de cabinet. En 1988, il fait partie de la délégation FLNKS qui part négocier ce qui sera connu quelques mois plus tard comme les Accords de Matignon, avec le RPCR de Jacques Lafleur et l'Etat. 
Un an après le décès de Tjibaou en 1989, Paul Néaoutyine est désigné président du front indépendantiste. Entre-temps, il est élu maire de Poindimié, alors la commune la plus peuplée de la province Nord. Aujourd'hui encore, il en dirige encore l'exécutif municipal. 
Président de la province Nord en continu depuis 1999, il bénéficie d'une certaine popularité au sein de l'électorat indépendantiste. Ses partisans saluent l'homme modéré, conciliateur, avec un bon bilan dans la gestion provinciales. Ses détracteurs lui reprochent une tendance autoritaire.
Il se présente à nouveau à la présidence de la collectivité, à la tête de la liste «UNI».
Provinciales 2019, fiche candidat de Paul Néaoutyine
© NCla1ere
 

La campagne sur le terrain

• Les jeunes de la liste Construire autrement sont allés aujourd'hui au-devant des citoyens dans le quartier nouméen de Tindu. Ils ont distribué des flyers pour expliquer leur programme, notamment les mesures sociales destinées à faire baisser les prix.
Le reportage de Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel.

• Le Rassemblement national tenait lundi soir une réunion de proximité à Yahoué, au Mont-Dore. La liste que le mouvement présente, dans le Sud, est tirée par Alain Descombels et Bianca Henin. Ses priorités : relancer l'économie, notamment grâce à l'aide de la France, et surtout ne pas toucher aux compétences régaliennes. 
Le reportage de Brigitte Whaap et Cédric Michaut.

• La liste Calédonie ensemble dans le Sud se trouvait lundi soir en meeting à La Foa, village qui lui est acquis de longue date. Dans l'assistance, des habitants de la région, des agriculteurs, des artisans, des éleveurs... Le parti se veut à l'écoute des Broussards, qui sont quatre à figurer parmi les douze premiers de la liste.
On écoute le candidat Nicolas Metzdorf au micro de Jean-Noël Méro.
 

Face à face 

• Mickaël Forrest et Marc Waia, province îles
Deux face à face dédiés aux Loyauté aujourd'hui, sur NCla1ere radio. Le premier a vu débattre ce matin Mickaël Forrest, dix-neuvième sur la liste «UC-FLNKS îles», et Marc Waia, vingt-deuxième sur la liste «Dynamique autochtone». 

• A midi, le second débat a eu lieu entre Germaine Némia Bishop, tête de liste «MNIS îles, et Dominique Molé, troisième de la liste «Nouvelle vision des îles». Un face à face qui, pour des raisons techniques, n'a pas pu être filmé. Ecoutez-le ci-dessous.
Face à face provinciales Germaine Némia Bishop - Dominique Molé
© Françoise Tromeur/NCla1ere
 

Paroles d’électeurs : ce qu’ils attendent des élus

• Madeleine Prantyegiei-Galahi, 57 ans, est originaire de la tribu de Saint-Denis, à Poindimié. Membre active du comité des femmes de la commune, elle souhaite moins d'inégalités et plus de développement économique sur la côte Est.
Sheïma Riahi et Brigitte Whaap l'ont rencontrée. 

• Régine a enseigné pendant trente ans. Jean-Pierre a longtemps travaillé à l'aérodrome de Lifou.
L'avis de deux retraités, recueilli par Martine Nollet.
 

Gaël Yanno appelle à voter Calédonie ensemble

L'actuel président du Congrès ne figure sur aucune liste. Mais à quelques jours du scrutin, Gaël Yanno se positionne à son tour: c'est Calédonie ensemble que soutient l'ex-président du MPC - une composante de L'Avenir en confiance - et ex-colistier de Sonia Backès aux provinciales de 2014.
«Un choix de raison, explique Gaël Yanno. J'ai bien évidemment des divergences avec Calédonie ensemble […]. Mais je considère que l'essentiel […] est de savoir quels sont les femmes et les hommes qui sont le mieux à même de sortir la Calédonie de l'impasse statutaire dans laquelle nous nous trouvons et d'organiser une Nouvelle-Calédonie, pour les décennies à venir, dans la France et dans la paix.»
Ecoutez-le au téléphone de Coralie Cochin.
Le leader de Calédonie ensemble, tête de liste dans le Sud, a réagi à cette annonce lundi soir alors qu'il se trouvait au meeting de La Foa. «Ça me paraît aller dans le sens de l'histoire qu'on a écrite ces deux dernières années», a répondu Philippe Gomès à Jeannette Peteisi.
 

Tous Calédoniens se positionne… au Nord

Dans un communiqué signé de son président Pascal Vittori, Tous Calédoniens regrette que n’ait pas eu lieu le «regroupement de l’ensemble des forces loyalistes». Le parti apporte logiquement son soutien à la liste «Agissons pour le Nord», où son vice-président Wilfrid Weiss figure en troisième position. 
«En province Sud et en province des îles Loyauté, nous appelons les électeurs à voter pour une des listes loyalistes en présence, en fonction de leur sensibilité personnelle», ajoute Tous Calédoniens avant d’annoncer sa participation aux municipales de mars 2020. 

Restriction sur l'alcool et les armes

Pas question d'acheter de l'alcool les 11 et 12 mai en Nouvelle-Calédonie, en dehors des cavistes, hôtels, restaurants, bars et boîtes de nuit. Comme au moment du référendum, le haut-commissariat a pris un arrêté pour «prévenir tout risque de trouble à l'ordre public susceptible de perturber le bon déroulement du scrutin». Un autre arrêté interdit le port et le transport d'armes de samedi 16 heures à lundi 8 heures. 

Ces communes qui affrêtent un bus pour leurs électeurs

provinciales 2019, bus spécial à Houaïlou
© Mairie de Houaïlou
Autre annonce qui fait écho au référendum, certaines mairies affrêtent des bus pour transporter gratuitement les électeurs de leur commune qui habitent Nouméa. Houaïlou fait par exemple une annonce en ce sens, de même que Koné, Canala, Ponérihouen ou Kaala-Gomen.
 

L’agenda de campagne du mercredi 8 mai

Parmi les rendez-vous de la campagne demain :
• Le matin, à l’île des Pins au marché, réunion publique ACT
• 10 heures, à Kouaoua, meeting UNI Nord
• 10 heures, à Lifou au marché de Wé, réunion publique Unitaire Kanaky génération
• 14 heures, à Poindimié tribu de Bayes, réunion publique PT Nord
• 14 heures, à Ponérihouen tribu de Grondu, réunion publique MNIS Nord
• 15 heures, à Koumac, meeting UC-FLNKS Nord
• 17 heures, à Yaté tribu d’Unia, réunion publique FLNKS Sud
• 17 heures, à Maré tribus de Thogone et Kaewatine, réunions publiques UC-FLNKS îles
• 18 heures, à Nouméa au Kuendu Beach, meeting de clôture Calédonie ensemble Sud
• 18 heures, à Païta à l’Arène du Sud, meeting de clôture Avenir en confiance
• 18 heures, à Poindimié mairie, meeting de clôture Calédonie ensemble Nord
• 18 heures, à Lifou tribus de Drueulu et Tingeting, réunion publiques Palika îles
• 18h30, à Nouméa à l’hôtel de Ducos, rencontre publique CNR

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