De gré ou de force, il va falloir quitter Ambae

Situation à Ambae, août 2018

Ambae en état d’urgence absolue, a décrété le conseil des ministres du Vanuatu, après avis d'experts quant à la menace posée par le volcan de l’île et les cendres qu’il projette. Les 11 000 habitants doivent être partis au plus vite, y compris sous escorte de l’armée.

Jean-Philippe Pascal, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Evacuation totale, urgente et obligatoire. Après avis d’experts, le conseil des ministres vanuatais a insisté, jeudi: tous les habitants doivent être partis au plus vite d’Ambae. Une île où vivaient environ 11000 personnes avant que la menace du volcan Lombenben, aussi appelé Manaro Voui, ne force sa population à partir vivre ailleurs. 
 

Sous les cendres

Depuis le mois de septembre 2017, plusieurs vagues de départ ont été sifflées. A la hâte d’abord, de façon plus ordonnée en mai dernier et de nouveau depuis la fin juillet: les cendres projetées par le volcan paralysent l’activité et mettent en péril la santé des habitants.
Point de situation par Jean-Philippe Pascal.
 

Charlot Salwai: «Nous voulons sauver la vie de tout le monde»

La population est dirigée en particulier vers l’île voisine de Maewo. Un exode forcé que le gouvernement a du mal à gérer. Contre la volonté des autorités, plusieurs centaines d’habitants sont par exemple aller se réfugier sur Santo, pourtant réservée aux gens d’Ambae malades ou en situation de handicap.
L’entretien exclusif de Jean-Philippe Pascal avec Charlot Salwai, Premier ministre du Vanuatu.