Grâce aux usines, le nickel a bonne mine

NICKEL
© Alain Jeannin | Câbles d'acier inoxydable au nickel (50 %) Deutsche Nickel

La tempête qui a secoué les principales places boursières mondiales a plutôt épargné le secteur des métaux industriels. La demande pour les aciers inoxydables et la croissance du marché des batteries des véhicules électriques ont soutenu les cours du nickel et les entreprises du secteur. 

Alain Jeannin
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Wall Street et les grandes banques asiatiques ont vécu mardi leur « pire journée depuis 2011 ». Signe que l’économie mondiale va mieux, la régulation des marchés a plutôt bien fonctionné. Tous les métaux industriels étaient au vert ce matin avant de repasser au rouge en milieu d’après-midi, sauf le nickel qui progressait modestement (13 382 dollars + 0,26 %) à la bourse des métaux de Londres.

Les stocks diminuent

Les stocks de nickel pur déposés dans les entrepôts officiels du LME sont passés symboliquement sous le seuil des 350 000 tonnes. Ce mercredi 7 février, les réserves mondiales du principal marché de cotation du nickel s’établissent à 349 476 tonnes, enregistrant une baisse de 7 536 tonnes selon les chiffres fournis par le producteur grec Larco Nickel.

« Quand la demande s'améliorera après les vacances du Nouvel An chinois [15-21 février], la chute des stocks de nickel au LME s'accélérera », a déclaré un analyste de chez Galaxy Futures.

Deux fers au feu pour Glencore. Le négociant suisse compte sur la montée en puissance de l’usine calédonienne de nickel (KNS) pour alimenter la forte demande des aciéries chinoises. Glencore compte aussi sur l’intérêt du secteur des batteries et des véhicules électriques pour valoriser les briquettes de nickel pur produites dans son usine de Murrin Murrin en Australie.

« Le nickel australien bénéficie d’une franchise douanière en vertu de l’accord de libre-échange entre la Chine et l’Australie, il est donc attractif » confirme un négociant en nickel de Shanghai.

L'optimisme domine

Le Métal Bulletin de Londres s’attend en 2018 à ce que les matières premières dépassent le rendement des autres secteurs cotés en bourse. La bonne tenue du nickel hier face aux ventes massives d’actions semble confirmer la prévision. Et ce mercredi ? « Le nickel est légèrement positif avec de bonnes enchères autour des banquettes rouges du LME » observe l’analyste Alastair Munro depuis le back-office de Marex Spectron. Le métal évolue dans une fourchette comprise entre 13 345 et 13 712 dollars par tonne.