Gouvernement. Blocage des institutions, pas de vote du budget : info ou intox ?

Plateforme loyaliste
© Angélique Souche/NC1ère | La plateforme est montée au créneau ce mercredi matin lors d'une conférence de presse.

Démissionnaire depuis le 19 août et sans président depuis, le gouvernement gère les affaires courantes. Lundi, Philippe Germain a publié un communiqué alarmiste, affirmant que les institutions allaient être prochainement bloquées, et le budget pas voté.

Isabelle Braouet (S.R) Publié le , mis à jour le

Depuis bientôt 7 semaines, le gouvernement gère les affaires courantes. Une situation qui inquiète Philippe Germain, le président de l’exécutif affirme « que le fonctionnement des institutions sera prochainement affecté » Pire, il redoute que le projet de budget de la Nouvelle-Calédonie ne soit pas voté en temps et en heure sur le bureau du Congrès. Conséquence, il a pris les devants pour en informer les autres institutions. Du côté des communes, Eric Gay à la tête de l’association française des maires souhaite que la situation se débloque « Si le budget de la Nouvelle-Calédonie n’est pas voté dans les délais nécessaires, il est évident qu’il y aura un problème sur les financements des communes qui sont déjà aujourd’hui en grandes difficultés. Pour débuter les années budgétaires on a absolument besoin des financements de toutes les institutions que ce soit ailleurs ou en Nouvelle-Calédonie. »

« La Nouvelle-Calédonie ne va pas s’arrêter de vivre»


En 2015, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie expédiait également les affaires courantes, et ce pendant 3 mois. Un précédent que d’autres pays ont également connu. Côté finances, si le budget n’est pas voté, les ressources seront contingentées. « La Nouvelle-Calédonie ne va pas s’arrêter de vivre. Les institutions sont bien huilées. Il faut sortir de la Nouvelle-Calédonie et voir ce qui s’est passé en Belgique ou en Espagne là où des gouvernements n’ont pas pu fonctionner pendant 1 an et demi ou 9 mois… les Etats n’ont pas disparu donc le pays va continuer de tourner sauf que cela sera contingenté à droite ou à gauche » explique Robert Bertram, directeur de la revue juridique, économique et politique de Nouvelle-Calédonie.

Loin des problèmes de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Germain qui expédie les affaires courantes se trouve actuellement à New-York pour le comité de décolonisation.