Une formation pour apprendre à mieux conserver fruits et légumes

Fruits et légumes. Formation conservation
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Comment conserver au mieux fruits et légumes pour préserver toutes leurs qualités ? Un stage est actuellement dispensé aux professionnels de la filière. Au programme, classification des fruits et légumes, ou encore le maintien de la qualité des produits de la cueillette jusqu’aux étals.

William Lecren, Lorelei Aubry et Cédric Michaut (CM) Publié le , mis à jour le

C’est la première fois qu’une intervenante du Centre Technique Interprofessionnel Fruits et Légumes de métropole (CTIFL.FR) se déplace sur le territoire pendant 3 semaines.
 

Apprendre à conserver

Catherine Glémot va former plus de 35 producteurs, grossistes, distributeurs à la classification et à la conservation des fruits et légumes. Une démarche nécessaire dans un pays où le climat tropical gâte rapidement les produits.  
« Une meilleure qualité pour les consommateurs et des pertes à enrayer », c’est le thème principal de cette formation.
« La première journée, on a travaillé sur la classification, et pour la deuxième, on travaille sur qu’est ce qu’un fruit, un légume, comment il évolue, avant d’envisager tous les paramètres de conservation et toutes les techniques pour maintenir la qualité, depuis la récolte jusqu’au point de vente, et même jusqu’à l’étagère ou le frigo du consommateur ». explique Catherine Glémot. 
 

Adapter le prix à la qualité

L’idée de classer les fruits et légumes en fonction de leurs défauts d’aspect, c’est vraiment adapter le prix à un niveau qualitatif pour que le consommateur s’y retrouve, explique Aymeric Moreau, responsable de la coopérative agricole Coop 1 représentant huit producteurs du territoire.
« On a déjà en place des catégories de produits, donc c’est déjà intéressant. Catégorie 1 pour de l’extra, et jusqu’au 3 pour des choix un peu moins bons. On parle aussi de calibre dans cette formation, de la catégorisation dans le détail de chacun des fruits et légumes. On a plein de choses à mettre en place, avec nos spécificités, nos caractéristiques du territoire. Mais l’expérience venant de la Métropole est intéressante ». 
« Les producteurs ont besoin de vendre ces carottes mal formées, on a besoin que tout le monde participe au fait qu’il n’y ait pas de gaspillage. Çà profite à tout le monde, parce que nous on paie moins cher, les producteurs gagnent quand même un peu d’argent sur ces produits qu’ils sont sensés jeter » renchérit Kévin Rolland, responsable du rayon Fruits et Légumes.

A terme, l’idée est de créer des outils de conservation pour augmenter le calendrier de commercialisation des fruits et légumes de Nouvelle-Calédonie et de retarder les produits d’import.
Le reportage de Lorelei Aubry et Cédric Michaut