Fin de conflit à la SLN

SLN Doniambo
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Le SGTINC et la direction de la SLN ont signé un protocole de fin de conflit ce lundi soir, mettant fin à la mobilisation du syndicat qui avait débuté vendredi dernier. 

Alix Madec (CM) Publié le , mis à jour le

Depuis le mois de mai dernier et la nouvelle organisation d'horaires à Doniambo, l'usine ne fonctionne plus à cinq mais quatre équipes. Pour des quarts rallongés de huit à douze heures. C'est l'une des réformes signées par le syndicat majoritaire SGTINC-CGC avec la direction de la SLN dans le cadre du plan de sauvetage de l'usine. Une mise en oeuvre qui devait entraîner une amélioration des conditions de travail et réclamée par le syndicat depuis le mois de Juin. Ce lundi leurs revendications ont été entendues.
 

Pas de financement supplémentaire

« La volonté, c’est de sauver l’outil, de sauver les emplois, de sauver une partie de la Nouvelle-Calédonie et aussi de sauver une partie du plan social » explique Christophe Coulson, président de l’UT CFE-CGC à laquelle est affiliée la SGTINC. « L’accord reprend la majeure partie de nos demandes. Dans cet accord, il n’y a que des mesures d’accompagnement au niveau hygiène, sécurité, et conditions de travail, donc des mesures d’accompagnement du plan de 147 heures et du quatre parts. Il n’y a pas de demandes d’augmentation de salaires, il n’y a pas de demandes qui impliquent du financement supplémentaire. C’est très important à souligner ». 
SLN fin de conflit SGTINC
© Alix Madec
 

Une volonté commune de sauver l’entreprise

Un accord concernant l'hygiène mais aussi la sécurité a été signé. Il prévoit notamment la mise en oeuvre de salles de repos sur site pour les salariés réalisant 12 heures par jour. Elles devraient être terminées sous 15 jours. Pour Glenn Delathière, délégué syndical SGTINC-CGC, ces améliorations s'inscrivent dans une volonté commune de sauvegarde de l'entreprise.
« On s’est engagé dans le 147 heures et dans le 4/12 à l’usine pour pouvoir sauver nos emplois. Donc on met bien çà en avant, qu’on est parti en grève ce weekend parce que çà fait un moment qu’on discute et qu’il fallait avancer sur les conditions de travail, et aujourd’hui on a trouvé une porte de sortie. Notre démarche n’est pas pour mettre en péril le CA (conseil d’administration) mais pour sauver notre société et suivre les conditions de travail de nos gens qui font des efforts aujourd’hui ». 
 
Des salariés seront également missionnés afin de suivre les améliorations apportées sur sites. Eclairages, toilettes pour femmes, salles de repos, les nombreux travaux au coeur des discussions depuis plus de deux mois devraient être réalisés selon des différents calendriers. 
Ce mercredi, ce sera l'avenir de l'usine qui devrait quant à lui être au centre des considérations à Paris, pour le conseil d'administration de la SLN.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de la SLN en réaction à cette fin de conflit :Le reportage d'Olivier Jonemann et Fabien Cailleau