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HUMANAHUM, L’HISTOIRE DE JOHN GABILOU (23 juin 2015) [vidéo]

john gabilou

Si tout le monde en Polynésie connaît le chanteur, peu de gens connaissent véritablement son histoire.
De ses débuts avec les Barefoot boys à sa 3ème place à l’Eurovision en 1981, devant 400 millions de téléspectateurs, il marque les esprits au-delà de sa génération.

Karine Boppdupont
Publié le , mis à jour le

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L’INTERVIEW DE JOHN GABILOU

Votre premier voyage en Nouvelle-
Calédonie était en 1968, quel souvenir
en avez-vous ?
J.G. : Je suis venu en Nouvelle Calédonie
en août 1968. J’ai été invité par monsieur
Gilbert Thong pour chanter pendant
24 nuits au Tahiti Cabaret. C’était la
Calédonie d’avant avec le boum du
Nickel.
Il y avait aussi le Tivoli et le Biarritz avec
les frères Hars.
Comment qualifierez-vous votre relation
avec la Nouvelle-Calédonie ?
J.G. : La Calédonie est devenu ma
deuxième patrie. Disons ma deuxième
maison. C’est une grande histoire
d’amour.
Par la suite, vous vous faites remarquer
par Paulette Vienot qui vous envoie aux
Etats-Unis, que s’est-il passé ?
J.G. : Avec Paulette Vienot c’était un
grand saut vers l’Amérique où nous avons
tout essayé pour décrocher un contrat
mais sans succès.
Ensuite il y a eu l’Angleterre, rencontre
avec John Coast un imprésario qui m’a
conseillé d’aller à Paris pour rencontrer
Monsieur Roland Ribet qui est devenu
mon manager par la suite.
Comment vous a accueilli la population
française lorsque vous êtes arrivé en 1970 ?
J.G. : Le peuple français était chaleureux
avec moi mais c’est le monde du milieu
artistique qui était difficile.
Vous avez chanté aux côtés des plus
grandes vedettes des années 70/80,
Charles Aznavour, Serge Lama, Juliette
Greco, Claude François, qu’avez-vous
appris à leur contact ?
J.G. : J’ai eu de la chance grâce à Roland
Ribet, manager de Charles Aznavour et
Nana Mouskouri de chanter avec les plus
grands noms de la chanson française tel
que Aznavour, Nana Mourskouri, Juliette
Greco, Serge Lama ou encore Cloclo qui
m’avait d’ailleurs proposé un contrat.
Malheureusement je venais de signer
chez Barclay. J’ai également un peu
chanté avec Enrico Macias, Mike Brant,
Sacha Distel ou Hugues Aufray.
Quel est votre meilleur souvenir dans
cet extraordinaire itinéraire musical ?
J. G. : C’était bien sur en 1981 lorsque
j’ai représenté la France a l’eurovision. Il
fallait d’abord remporter le concours de
la chanson française. Je me rappelle de
Patrick Sabatier qui disait à la télévision
que j’allais chanter devant 600 000 000
de téléspectateurs ce soir là. C’était mon
plus beau souvenir. Chanter Humanahum
devant autant de monde, c’était tout
simplement sublime.
Quel est votre plus grand regret ?
J.G. : Mon plus grand regret ??? C’est
de n’avoir pas pu réussir à être un grand
chanteur international. Et je pense que
j’avais l’étoffe vocale et physique pour
réussir.
A quand votre prochain concert en
Nouvelle-Calédonie ?
J.G. : Mon prochain concert sera le
samedi 4 juillet à 20h à l’Arêne du Sud à
Paita avec l’orchestre des Barefoots Boys.
Nostalgie et souvenirs des années 70. Ce
sera un grand moment d’émotion avec
mon public Calédonien.