Les salaires calédoniens ont augmenté de 7 % en six ans, mais...

Invité de la matinale lundi 7 septembre

Charlotte Mestre recevait, lundi 7 septembre, Olivier Fagnot, Directeur de l'ISEE.

NC1ere
Publié le , mis à jour le

Depuis 2013, ils ont en moyenne augmenté de 7 %. Néanmoins, de fortes disparités persistent. Un Calédonien sur cinq, perçoit un bas salaire. À noter, que la différence de salaire entre hommes et femmes reste d'actualité.
 

À relativiser

Des chiffres à relativiser. En effet, lors de la précédente étude, cette augmentation était de 0.6 % par an, et le salaire médian, c’est à dire le salaire qui sépare deux groupes, le groupe des plus payés et le groupe des moins payés, est de 236 000 F net seulement. 
 

Entre extrêmes

De nombreuses disparités persistent. En 2019, un salarié calédonien sur dix gagne moins de 145 000 F. Et un emploi sur dix est rémunéré à plus de 529 000 F. Le rapport entre les salaires qui délimitent ces deux extrêmes (ça s'appelle le rapport inter-décile) s’établit à 3.7. En métropole, en 2017, il était de 3.0.
Sur le Caillou, l'indice grimpe même à 4.9 dans le public, en raison de niveaux de salaires très différents selon les statuts (contractuels, Fonction publique d'Etat ou Fonction publique de Nouvelle-Calédonie).
 

Un salaire sur cinq est un bas salaire

Autre constat : on estime aujourd’hui qu’un Calédonien sur cinq perçoit un bas salaire, inférieur à 157 000 F net par mois. Et cette part a fait un bond en six ans, retrouvant le même niveau qu'il y a une décennie : elle est passée de 12,6 % en 2013 à 20,4% en 2019. 
Parmi les personnes les plus fragiles, on trouve des jeunes, de moins de trente ans, des travailleurs du monde agricole et enfin, en général, des ouvriers et employés. 


Trois facteurs déterminants

D’après l'étude de l'Isee, trois facteurs expliquent principalement les écarts de salaires : 
 
  • la catégorie socio-professionnelle, elle-même liée à la qualification ; 
  • l’âge, en rapport avec l’expérience ;
  • et enfin, le statut du salarié, c’est-à-dire s’il travaille dans le public ou le privé.