OPT : Le fret aérien et maritime est au ralenti

Invité de la matinale jeudi 3 septembre

Charlotte Mestre recevait, jeudi 3 septembre, Auxens Fafin, Directeur général adjoint de l’OPT.

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Publié le , mis à jour le

Avec la pandémie et la crise sanitaire, le fret aérien et maritime est au ralenti. Où en sont les vingt tonnes de colis et de courrier attendus par les Calédoniens? Le point avec Auxence Fafin, directeur général adjoint de l’OPT.

Les vingt tonnes de fret qui devaient arriver sur le Caillou dans les prochains jours sont en train d’être acheminées par voie maritime. C'est ce qu'assure le directeur général adjoint de l'OPT, qui était ce jeudi l'invité de notre matinale radio. «Mais on enregistre un long délai sur l’acheminement du courrier international, confirme Auxence Fafin. Avant la crise, on recevait soixante tonnes par mois. Aujourd’hui, péniblement, on en reçoit dix tonnes. Ces colis seront distribués sous deux semaines.»
 

D’autres colis sont-ils en attente en Métropole ?

« Il est difficile d’évaluer le courrier en attente puisque nous avons des partenariats avec l’ensemble des postes mondiales, mais surtout avec la poste métropolitaine. Les stocks sont déjà pleins, on a déjà vingt tonnes de colis qui sont de nouveau en attente, on essaie de les faire acheminer par fret aérien avec l’appui de la direction des Affaires économiques. Si aucune solution n’est trouvée par rapport au fret aérien, on reprendra la solution maritime, qui est plus longue mais garantie », précise le directeur général de l’OPT. 
 

Doit-on arrêter d’acheter ou de se fournir sur internet ?

Si la consigne est difficile à entendre, selon Auxence Fafin, « effectivement, aujourd’hui, il faut être conscient que lorsque l’on commande sur internet en ce moment, et avec la période de Noël qui arrive, les délais d’acheminement sont loin d’être garantis ». 
 

D’autres voies de passage possibles ?

Alors que certains évoquent la possibilité de passer par d’autres voies, par exemple aérienne entre la Métropole et l’Australie, puis par bateau entre l’Australie et la Nouvelle-Calédonie, afin d’explorer d’autres moyens d’acheminement, est-ce que cela pourrait être une solution pour l’OPT?
« Ce sont des solutions que l’on retrouve chez les transitaires, des "routes hybrides" aériennes et maritimes, on y travaille avec la poste, mais cela demande d’avoir des accords et des lignes entre la Métropole et l’Australie, donc on travaille à ces solutions », conclut le directeur général de l’Office des postes et télécommunications.