Echanges de politesses et de communiqués après le week-end politique

Mosaïque réactions politiques du 9 octobre 2018

Le comité directeur de l'Union calédonienne, marqué par les propos de son président, mais aussi les dix ans de Calédonie Ensemble: au week-end politique, succèdent les réactions vives émanant de plusieurs formations.

Françoise Tromeur
Publié le , mis à jour le

A l'approche du 4 novembre, les mises au point et les petites phrases politiques fusent. Par exemple dans le communiqué diffusé ce mardi par l'Uni. Signé de Louis Mapou, son chef de groupe au Congrès, il reproche à «Philippe Gomès et Calédonie Ensemble» de s'être «arrogés d'autorité […] la paternité politique de tout ce qui a été réalisé en Kanaky-Nouvelle-Calédonie». Et ce, lors du dixième anniversaire du parti, qualifié de «show politique aquatique».
 

«Surenchère » et «leçon de morale»

L'Union nationale pour l'indépendance recadre ce que le mouvement appelle une «surenchère démagogique», défend le «oui» au référendum et reproche à Philippe Gomès de «faire une leçon de morale de mauvais aloi aux indépendantistes» 

Gomès réagissait aux propos de Goa

Invité de notre émission Politique Direct(e), le leader de Calédonie Ensemble avait réagi au comité directeur de l'Union calédonienne et aux propos de son président. Samedi, à Nouville, Daniel Goa parlait d'un «axe du mal» en évoquant les non-indépendantistes et il déclarait à propos du référendum: «au bout de trois fois, nous ne chercherons plus à nous ouvrir, nous irons peut-être négocier notre souveraineté pleine et entière directement avec le colonisateur.» 
 

Les Républicains calédoniens, aussi

Ce discours a fait réagir d'autres partisans du maintien dans la France. Les Républicains calédoniens ont dénoncé lundi «des propos à la limite de l'irresponsabilité» et «une véritable volte-face au projet de destin commun». Ajoutant: «De telles phrases renvoient au nationalisme indépendantiste des années sombres d’avant les accords de paix.» 

Tout comme le Rassemblement national

Ce mardi soir, c'est le Rassemblement national qui protestait à son tour par communiqué, sous la plume de sa secrétaire fédérale en Calédonie: «il nous semble inadmissible, écrit Bianca Hénin, qu’un chantage pèse à nouveau sur les Calédoniens, en contournant le résultat des trois votes référendaires, par une demande faite entre les seuls Kanak indépendantistes et l'Etat français.»