Diabète : la maladie silencieuse dont il faut parler

Dépistage du diabète, 1er juin 2019
© Nicolas Fasquel/NCla1ere | Marché de Nouméa, dépistage du diabète le 1er juin 2019.

La Semaine nationale de prévention du diabète a été relayée en Nouvelle-Calédonie avec quelques jour d’avance. Du 2 au 8 juin, des rendez-vous permettaient de s’informer sur ce véritable problème de santé publique. Et de se faire contrôler le taux de sucre dans le sang.

Rédactions de NC la 1ere, avec F.T. Publié le , mis à jour le

[MISE A JOUR AVEC SALON DU DIABETE]

C’est le samedi matin au Mont-Dore, devant la grande surface du Pont-des-Français. Depuis 7 heures, les clients sont nombreux à faire un arrêt au stand où sont proposés des dépistages gratuits du diabète. Le taux de sucre dans le sang s’avère normal ? Chaque bonne nouvelle est accueillie par un sourire, mais aussi du soulagement. «Je suis quelqu’un qui me fait de la malbouffe», reconnaît une dame presque étonnée de se découvrir en bonne santé. «Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas de diabète…»  
 

Dépistage du diabète, 1er juin 2019
© Nicolas Fasquel/NCla1ere
 

Un tiers des diabétiques ne se savent pas malades

En Nouvelle-Calédonie, la prise en charge du diabète coûte chaque année sept milliards de francs. Au 31 décembre 2017, 13 987 patients étaient suivis. Mais le nombre total de diabétiques est estimé à 20 000 ! Un tiers des malades ignorent qu’ils le sont, même si 800 personnes de plus sont prises en charge chaque année.
Le point de Loreleï Aubry et Cédric Michaut.
 

Important test de dépistage

Or, le syndrome peut entraîner de nombreuses conséquences : hypertension, maladie cardiovasculaire, AVC, insuffisance rénale, amputation, cécité. Et sans traitement, le risque global de décès double. D’où l’importance particulière, ici, des tests basés sur la présence de glucose dans l’organisme.
Reportage d’Olivier Jonemann et Nicolas Fasquel le 1er juin, au marché de Nouméa.
 

«Les gens sont volontaires»

«Le taux normal est entre 0,8 et 1,2 gramme», précise le docteur Elise Klement-Frutos, nutritionniste. «Les gens sont volontaires pour se faire dépister, relève-t-elle. C’est bien de savoir qu’on n’a pas le diabète, d’être sensibilisé aux facteurs de risque. Et ça nous arrive de temps en temps de découvrir un nouveau cas.» La personne sera alors informée et orientée vers son médecin traitant ou vers un diabétologue.
 

Surtout du type 2

Neuf diabétiques calédoniens sur dix souffrent d’un diabète de type 2. C’est celui d’une mauvaise alimentation, du surpoids, du stress et bien sûr du sucre en trop grande quantité. Il touche plutôt les adultes. L’autre diabète, qui concerne à peine un millier de personnes, affecte surtout les enfants et les adultes de moins de trente ans non obèses.
Les explications de Thierry Rigoureau.
 

L’invité

Le journal télévisé du 1er juin recevait Dominique Megraoua, pilote du programme diabète à l’Agence sanitaire et sociale. Il s’est attardé sur les populations les plus exposées à la maladie, ses causes, les moyens de l’éviter ou encore l’accompagnement des patients.
Son entretien avec Alexandre Rosada.
 

Les bons conseils

Pour prévenir le diabète, il est conseillé de pratiquer chaque jour au moins une heure d’activité physique, de boire de l’eau ou encore d’éviter tout excès de sucre ou de graisse. C'est ce que rappelait le seizième Salon du diabète, organisé à Dumbéa le 8 juin.
Le reportage de Bernard Lassauce et Claude Lindor.