Deux taureaux calédoniens se sont envolés pour Tahiti

taureau reproducteur calédonien tahiti
© Nicolas Fasquel

Ce samedi matin, un avion a décollé de La Tontouta avec à son bord deux taureaux calédoniens reproducteurs. Cette opération, menée par l’UPRA bovine, répond à une demande de la Polynésie qui cherche à améliorer et diversifier sa génétique bovine.

Laura Schintu, Nicolas Fasquel Publié le , mis à jour le

Convoi exceptionnel ce samedi matin à l'aéroport de La Tontouta. Après une période de quarantaine, les deux taureaux reproducteurs locaux ont embarqué dans des cages de 600 kilos...direction Tahiti. Il s'agit de deux taureaux de qualité, dotés d'une bonne génétique et issu du cheptel local : un limousin, réputé pour ses aptitudes bouchères, et un Santa Gertrudis, connu pour sa bonne rusticité.
 


« C’est une reconnaissance du travail accompli en terme de sélection et de qualité des animaux. Les envoyer à Tahiti, c’est une reconnaissance supplémentaire parce que le travail sanitaire est également reconnu. »

- Mathieu Naturel, responsable technique d'Agrical Ballande 

 
convoi taureaux
© Nicolas Fasquel

Cette opération, menée par l’UPRA bovine, répond à une demande de la Polynésie qui cherche à améliorer et diversifier sa génétique bovine. C’est la quatrième opération de ce genre, preuve du travail de rigueur au quotidien des éleveurs du caillou. 
 

« C'est le résultat de deux ans de travail en amont avec tous les partenaires, c'est une belle reconnaissance ! », souligne Chloé Lafleur, directrice de l’UPRA bovine  

 
taureau reproducteur
© Nicolas Fasquel
L'opération a coûté 5 millions de francs. La Nouvelle-Calédonie n’en est pas à son premier export de taureaux, mais cela reste un projet valorisant pour la filière bovine locale.
 

« L’idée c'est de devenir une plateforme de la génétique limousine de Métropole mais dans le pacifique pour continuer à vendre des taureaux mais aussi pourquoi pas demain des embryons ou des inséminations artificielles, en partenariat avec l’UPRA qui nous aide en ce qui concerne l’amélioration génétique et l'organisation de ce type d’opération », explique Nicolas Pebay, directeur d’Agrical Ballande


A terme, la Nouvelle-Calédonie pourrait tenter d’obtenir des marchés de niche en Australie, en Nouvelle-Zélande ou dans d’autres îles du Pacifique.
 

Le reportage de Laura Schintu et de Nicolas Fasquel