Le député de Nouvelle-Calédonie Philippe Gomès mis en examen pour détournement de fonds

Election à la province Sud, Philippe Gomès, 17 mai 2019
© Jeannette Peteisi/NCla1ere | Philippe Gomès durant la première assemblée de province Sud 2019-2024.

L'enquête se poursuit, sur les soupçons d'emplois fictifs par le parti Calédonie ensemble, suspecté d'avoir eu recours à des collaborateurs politiques du Congrès et de la province Sud pour la campagne des dernières législatives en Nouvelle-Calédonie. Philippe Gomès a été à son tour mis en examen.

Françoise Tromeur
Publié le , mis à jour le

Où l’on reparle des soupçons d'emplois fictifs par Calédonie ensemble à la province Sud et au Congrès, dans le cadre des dernières législatives. L’enquête a connu un nouvel épisode ce vendredi, et pas des moindres : Philippe Gomès a été mis en examen pour détournement de fonds publics, confirme ce vendredi soir le procureur de la République.
 

Entendu plus tard

Le leader du parti et député UDI de la seconde circonscription de Nouvelle-Calédonie, âgé de soixante ans, «n’a pas été entendu sur le fond», précise Alexis Bouroz. «Il le sera ultérieurement par le magistrat instructeur à une date qui n'est pas encore connue.» Cette personnalité politique n'a pas non plus été placée sous contrôle judiciaire.
 

Après Philippe Michel et Martine Lagneau

La mise en examen de Philippe Gomès intervient après celles de Philippe Michel, secrétaire général de CE et ex-président de la province Sud, ainsi que de l’ancienne vice-présidente Martine Lagneau, en juin dernier, pour le même chef d’accusation. 
 

«Déjà tranché»

En avril, alors qu’on apprenait la tenue d’auditions et de perquisitions dans ce dossier, Calédonie ensemble avait réagi. CE estimait dans un communiqué que cette problématique de la façon dont sont employés les collaborateurs politiques dans les institutions avait déjà été tranchée par la justice. Et dénonçait une instrumentalisation de procédure en pleine campagne des provinciales.
 

Autre affaire : NCE

Philippe Gomès intéresse la justice dans une autre affaire : il a été mis en examen au mois d’avril pour prise illégale d'intérêts dans une enquête différente, portant sur diverses opérations liées à sa présidence de Nouvelle-Calédonie Energie. C’est-à-dire la société portant le projet de nouvelle centrale électrique sur le site industriel de Doniambo.