Crèches : l’exonération des cotisations sociales devrait être prolongée jusqu’en 2021

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Le gouvernement va proposer au congrès de prolonger l’exonération de cotisations sociales de ces structures « jusqu’à la fin 2021 au moins ». Une mesure pour pallier les difficultés du secteur et d’endiguer une hausse des tarifs pour les familles.

Malia Noukouan (CM) Publié le

Les exonérations ont été instaurées en 2014, reconduites en 2016 et devaient arriver à terme le 31 décembre prochain.
 

Pour les professionnels et pour les familles

Avec cette nouvelle mesure proposée, les crèches, soumises à des coûts de fonctionnement élevés, pourront rentrer dans leurs frais.
Les familles, elles, pourront payer les mêmes tarifs, entre 75 et 85 000 francs CFP par mois.  Des tarifs contrôlés par le gouvernement.
Ces exonérations représentent 265 millions CFP de cotisations par an.
« Un équilibre nécessaire mais pas suffisant » estime l’Union des professionnels de la petite enfance.
Il faudrait, pour assurer la rentabilité des crèches, augmenter les frais de garde à 118 000 CFP par mois, et ceci malgré un excellent taux de remplissage.
A cela s’ajoute une forte demande des parents. La cinquantaine de structures existantes accueillent près de 2 400 enfants.
 

Une vraie politique de la famille demandée

Les professionnels réclament donc une vraie politique de la famille pour préserver le secteur, mais aussi pour développer une offre de garde diversifiée, avec comme proposition une prise en charge partielle du gouvernement.
Les conclusions du Conseil calédonien de la Famille, crée l’an dernier, sont notamment attendues sur ce sujet.
 

Des emplois supplémentaires

A noter toutefois que ces exonérations de cotisations sociales ont permis de créer une soixantaine d’emplois supplémentaires dans les crèches depuis 2014.
Des exonérations qui seront donc prolongées jusqu’au 31 décembre 2021 au plus tard en fonction de l’arrêt ou non de la liberté contrôlée des prix, auquel cas un abattement de 75% sera effectué.