Le rythme des évacuations depuis l’île d’Ambae s’accélère. Rien que dans la journée d’hier, dimanche, environ un millier de personnes fuyant le volcan Lombenben ont touché le quai de Santo, à bord de plusieurs caboteurs et barges.

Une vingtaine de centres

Ce sont au total 2000 réfugiés qui sont accueillis à Luganville, le chef-lieu. Au centre de traitement des arrivées, ces hommes, femmes et enfants, dont de nombreux nouveaux-nés, sont répartis dans une vingtaine de sites provisoirement installés, pour la plupart, dans des églises.

En partenariat

Les associations religieuses et la communauté d’Ambae vivant à Santo travaillent de concert avec le bureau de gestion des catastrophes naturelles pour organiser l’accueil des familles sinistrées. Sitôt débarquée, chaque personne est enregistrée, puis guidée vers un centre d’hébergement.
Le manque de nourriture et d’eau ne pose pas encore problème. Mais les jours et les semaines à venir sont à craindre, selon un membre du bureau de gestion.

Scène de repas. NC 1ère / Sylvie Hmeun

Les élèves doivent reprendre la classe

Parmi les 2000 personne prises en charge, environ 700 élèves, qui doivent poursuivre leur scolarité. La priorité a été donnée au x lycéens et aux collégiens qui doivent passer des examens dans trois semaines. Dès ce lundi, ils intègrent les établissements de Santo, dont huit collèges et un lycée. Quant aux primaires, la classe se fera sous la tente. Des écoles provisoires seront installées dans chaque centre.

Personnes âgées

D’ici à vendredi, le nombre de réfugiés d’Ambae à Santo devrait atteindre les 5000 personnes, pour une population locale de 13 000 habitants! Avec, dans les différents groupes d'évacués, de nombreuses personnes âgées voire très âgées. Comme ce vieil homme ausculté par un infirmier pour des difficultés à respirer à cause des gaz émis par le volcan. 

La Calédonie sollicitée

Le Vanuatu a sollicité la Nouvelle-Calédonie pour l’aider à gérer cette crise. Une réunion avait lieu ce matin, au haut-commissariat, pour organiser dans un premier temps un convoi d’aide alimentaire.

Le point sur la menace

Pendant ce temps, sur place, les scientifiques continuent de scruter le volcan. Une équipe néo-zélandaise a survolé le cratère hier. L’Institut de recherche pour le développement a également dépêché à Ambae un de ses chercheurs, un volcanologue né sur l’île qui est arrivé hier soir à Port-Vila. Où en est la menace? Le point avec Bernard Pelletier, géologue à l’IRD joint par Caroline Moureaux.

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