A cent jours du référendum, le Palika en assemblée générale

Assemblée générale du Palika à Gamaï, Kaala-Gomen, 28 juillet 2018
© NC la 1ère / Cédrick Wakahugnème

Le Palika mobilise ses troupes pour faire campagne au «oui» à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie lors du scrutin du 4 novembre. Les délégués se sont réunis à la tribu de Gamai, sur la commune de Kaala-Gomen. A l'ordre du jour: le point sur le groupe de dialogue et sur la campagne du FLNKS.

Cédrick Wakahugnème, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Il faut fermer la parenthèse et tourner la page de la décolonisation, dixit Jean-Pierre Djaïwé samedi 28 juillet, à l’ouverture de l’assemblée générale du Palika à Bwapanu (Kaala-Gomen), tribu de Kaamo (Gamai). Le porte-parole de la région Nord a rappelé les enjeux de l’échéance du 4 novembre. Le compte-à-rebours est déclenché, a-t-il dit en substance, à J moins cent de la consultation, il faut mobiliser encore plus les militants et accentuer le travail sur le terrain pour informer davantage la population.
 

S'unir

Jean-Pierre Djaïwé a par ailleurs souligné les engagements pris lors du congrès extraordinaire tenu par le Palika à Ponérihouen, et indiqué que le temps n’est plus aux querelles. Les indépendantistes doivent s’unir, a-t-il répété, et aller jusqu’au bout du processus. Il rappelle ainsi le mot d’ordre du FLNKS pour un ««Oui» massif à l’indépendance. 
 
Assemblée générale du Palika à Gamaï, Kaala-Gomen, 28 juillet 2018, Jean-Pierre Djaïwé
© NC la 1ère / Cédrick Wakahugnème | Jean-Pierre Djaïwé en ouverture d'assemblée.
 

Rencontre avec le Premier ministre

Lors de cette assemblée générale, le Parti de libération kanak a prévu de faire le point sur les discussions au sein du groupe de dialogue. Mais aussi sur le déplacement à Paris d’une délégation au début du mois de juillet. Lors de cette tournée métropolitaine, le Palika et son leader, Paul Néaoutyine, avaient plaidé auprès du Premier ministre Edouard Philippe pour une information objective. Et pour créer les conditions d’une campagne équilibrée entre le «oui» et le «non».
 

Point de campagne

Ce samedi à la tribu de Gamai, les délégués devaient également faire une mise au point sur la campagne du «oui» qui a commencé au sein du FLNKS. Il s’agit de faire écho aux remontées du terrain et aux initiatives prises ici ou là dans les communes. Notamment le travail de la cellule communication au sein de l’Uni. 

Découvrez par ailleurs le reportage de Gilbert Assawa et David Sigal, avec un focus sur les jeunes.
ASSEMBLEE PALIKA