Camp d'été pour 30 ados en immersion en tribu

camp ados poum
© Cédrick Wakahugnème

Des vacances hors de Nouméa, c’est le concept des camps de vacances proposés durant l’été par l’ACAF, l’Association Calédonienne pour l’Animation et la Formation. Depuis lundi, elle ouvre son premier camp pour ados sur la commune de Poum à la tribu de Tich.
 

Cédrick Wakahugnème Publié le , mis à jour le

« C’est très beau ici. Je suis totalement admiratif ». Les yeux  rivés vers l’horizon, la jeune Yasmina savoure pleinement le paysage. Sur la plage de Tich, le cadre est idyllique. « Je prends plaisir chaque instant », confie la jeune fille, « cela permet de me libérer d’internet et surtout de Nouméa. Nous avons été bien accueillis ». La trentaine d’adolescents du Grand Sud ne se lasse pas un seul instant de découvrir cette nature de toute beauté.
 

Déconnecter de la grande ville

Sortir de Nouméa et s’adapter à la vie en tribu, c’est le concept de ce camp. Un dépaysement total, qui impose d’oublier son confort personnel et ses habitudes. Moana découvre le monde tribal, un monde totalement déconnecté du superflu. « C’est la toute première fois que je viens ici. En définitif, c’est l’endroit le plus loin que j’ai pu visiter en Nouvelle-Calédonie », indique le jeune Nouméen, « les gens sont chaleureux », et d’ajouter, « ça me change grandement de Nouméa. Ici, nous sommes totalement déconnectés. On est généralement toujours avec nos appareils électroniques ou à traîner à l’Anse-Vata.»
 

Découvrir la vie en tribu

Tich, c’est cette tribu du bout de la Calédonie. Depuis ce lundi, les habitudes de ses habitants ont quelques peu été chamboulées. Toujours est-il que cette rencontre entre deux populations doit permettre aussi des échanges. Le jeune Eliezer Tidjine est conquis. « C’est une grande fierté de découvrir d’autres personnes », souligne le natif de Tich, « Le fait surtout qu’ils découvrent notre culture et nos us et coutumes est important ».
 

Un échange dans une Calédonie multiethnique

Un partage réciproque entre jeunes de la grande ville et des jeunes des tribus, qui a motivé depuis quelques années l’ACAF, de créer des camps d’Ado. « C’est très important que ces jeunes découvrent leur pays », consent Pascal Valéfakaaga, le directeur du camp de vacances, « Découvrir les différentes cultures de la Calédonie et les différentes façons de vivre. Cela fait partie de notre objectif de camp c’est-à-dire que ces jeunes vont se rencontrer, échanger et vivre ensemble pendant dix jours ».
 

Participer aux tâches de la tribu

Cette immersion permettra à l’ensemble des jeunes de participer aux tâches de la tribu comme le nettoyage des champs. « On se lève tôt le matin et on participe à chaque activité de la tribu. C’est très motivant », résume le jeune Moana. Un programme chargé attend désormais ces jeunes. Ils confectionneront des pains marmite et iront également jeter la ligne pour un véritable coup de pêche en mer.