Des Calédoniens à la pointe de la conception de foil

Foil, Jean-Louis Colmas, père du supiste Clément Colmas.
© NC la 1ere | Jean-Louis Colmas, père de Clément.

Quand le supiste Clément Colmas termine troisième de la mythique Molokai 2 Oahu, la performance a une dimension à la fois physique et technologique. Histoire d’un foil au top de l’innovation… made in Nouvelle-Calédonie ! 

Lorelei Aubry et Christian Favennec, avec F.T. Publié le , mis à jour le

Depuis deux éditions, la légendaire course de paddle entre les îles hawaïennes de Molokai et Oahu compte une catégorie foil. Et cette année, le dimanche 28 juillet, elle voyait le Calédonien Clément Colmas s’adjuger la troisième place, après 2 heures 38 minutes et 36 secondes d’épreuve, derrière les Hawaïens Kai Lenny et Jeffrey Spencer. Le Cagou Titouan Galea prenait la quatrième place. 
 

Foil made-in Nouvelle-Calédonie, par Laurent Borgna
© NC la 1ere | Laurent Borgna en action dans un atelier de la Vallée-des-Colons.
 

Matériel conçu à Nouméa

Une telle performance tient à une longue préparation physique, bien sûr, mais aussi à un matériel spécialisé de haut-vol qui a été conçu… en Nouvelle-Calédonie ! Direction Nouméa, dans un modeste atelier de la Vallée-des-Colons, pour rencontrer les créateurs de petits bijoux de technologie. 
 
Essai d'une planche de foil à Nouméa.
© NC la 1ere | Essai d'une planche de foil à Nouméa.
 

Le matériel en foil est encore plus important que dans toutes les autres disciplines. Le foil dans l’eau, c’est comme un avion dans l’air. 
- Jean-Louis Colmas

 

En quelques jours

Dans cette aventure de la M2O 2019, tout s’est finalement joué en quelques jours. «J’ai dessiné le profil, j’ai dessiné l’aile, on a usiné l’aile, on a stratifié le vendredi soir, relate Laurent Borgna. On a bossé tout le week-end et [quand] l’aile est partie, la peinture était encore fraîche.»

Récit dans ce reportage de Lorelei Aubry et Christian Favennec :