Calédoniens ailleurs : Marie Mignard, le yoga comme sens à sa vie

Calédoniens ailleurs : Marie Mignard, le yoga comme sens à sa vie
© DR | Calédoniens ailleurs : Marie Mignard, le yoga comme sens à sa vie

Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Études, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Marie Mignard, professeure de yoga. 
 

Ambre Lefeivre
Publié le

« Le yoga m’a sauvé. » En s’initiant à cette discipline, Marie a découvert bien plus qu’un sport, qu’un loisir ou qu’un effet de mode. La Calédonienne y a trouvé un véritable sens à sa vie. 

Proche de la nature, la Nouméenne souhaite travailler dans l’environnement dans un premier temps. Titulaire d’un bac S en 2012, Marie se lance dans un DUST géo- sciences à l’UNC. Diplômée deux ans plus tard, l’étudiante part faire un working holiday à Melbourne. C’est là qu’elle apprend le yoga. « Ca m’a tout de suite plu. Au début, ce que j’aimais c’était le côté physique, le fait de relever un challenge. Je me suis retrouvée face à quelque chose auquel je ne m’y attendais pas. » La pratique de cette discipline permet surtout à la Calédonienne de se remettre des séquelles d’un accident survenu un an auparavant. En sautant mal dans l’eau au barrage de Yaté, Marie avait eu deux vertèbres fissurées et perdu une grosse mobilité au niveau du dos. « A mon retour d’Australie, lors de mon check-up du dos, mon tassement avait pratiquement disparu. Les médecins étaient assez surpris. C’était grâce au yoga. »
 

C’est à Melbourne que Marie découvre le yoga 
© DR | C’est à Melbourne que Marie découvre le yoga 

En licence de sciences de l’environnement, Marie combine ses études à sa nouvelle passion. « Je téléchargeais des applications pour faire du yoga seule, j’allais à des cours tous les jours, j’initiais des amis. » L’idée de devenir professeure fait peu à peu son chemin. « Je me suis rendue compte que j’aimais transmettre ce que le yoga m’avait apporté. Voir les gens réussir à tenir des postures, c’est génial. » Diplômée en 2017, elle enchaîne stage puis CDD dans une entreprise spécialisée en hydroponie (agriculture hors-sol ndlr). Alors qu’elle fait ses débuts dans la vie active, Marie chamboule toutefois ses plans de carrière. Tombée amoureuse d’un Australien lors de vacances à Melbourne, la Calédonienne quitte son travail en mai 2018, suit les conseils de sa mère et part obtenir son diplôme de prof de yoga« Je voulais voyager et cela me donnait un bon bagage. » A Bali, à l’école Zuna yoga, Marie acquiert les 200 heures nécessaires à l’obtention de la première partie du diplôme. Une expérience aussi enrichissante que perturbante. Pendant 21 jours, la Calédonienne mange, pense, dort yoga. « On méditait, on mangeait végétarien, on était coupé du monde, le petit déjeuner se prenait en silence. J’ai eu du mal, ce fut un gros challenge mental et spirituel mais je n’ai jamais autant appris sur moi. Cela m’a donné encore plus envie d’enseigner. »
 
La Calédonienne a étudié pour devenir professeure de yoga à Bali 
© DR | La Calédonienne a étudié pour devenir professeure de yoga à Bali 

Bien que très motivée, la jeune professeure traverse une période compliquée après sa formation. Pendant six mois, elle partage son temps entre Melbourne et Nouméa, connaissant un blocage à enseigner, en particulier en anglais. « Je tournais en rond, je me posais des questions alors que je voulais voyager, que j’avais des projets. » La réponse à ses questionnements arrive quand elle est contactée par Stephen White, propriétaire de Stonyridge, un vignoble à Waiheke Island. En working holiday, Marie est hôtesse dans le restaurant du domaine mais aussi professeure de yoga. « J’enseigne au staff et ça vient tout seul. Je n’ai plus de blocage, je suis de plus en plus à l’aise. » En Nouvelle-Zélande jusqu’en février 2020, Marie ne sait pas ce que l’avenir lui réserve. « Il y a des gros points d’interrogation mais je suis sans crainte. Avec mon diplôme et mon tapis de yoga, je peux m’en servir pour aller voir ce qui se passe ailleurs. » 

par ambre@lefeivre.com 

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