Australie : le gouvernement a du mal à faire passer ses lois

Malcom Turnbull. Australie
© AAP | Le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull.

La coalition libérale-nationale au pouvoir ne dispose que d'une très faible majorité au Parlement. Résultat : nombre de ses projets de loi sont retoqués ou repoussés. Légalisation du mariage homosexuel, imposition des jeunes routards et immigration font partie des sujets débattus en ce moment.

Elodie Largenton/ABC Radio Australia (CM) Publié le

C'était attendu, le Sénat a rejeté la proposition du gouvernement d'organiser un référendum sur le mariage homosexuel le 11 février prochain. Les travaillistes et les écologistes s'opposent à la tenue d'un vote populaire, ils veulent que ce soit le Parlement qui se prononce. Cela éviterait des dépenses « inutiles » et un long débat, qui pourrait causer du tort aux homosexuels, d'après eux.
 
Ce rejet marque la fin de 14 mois de discussion autour de l'intérêt d'organiser un tel référendum sur le mariage homosexuel. Le Premier ministre, Malcolm Turnbull, n'a pas encore fait savoir ce qu'il comptait faire en cas d'échec de sa proposition. 
 
Les difficultés s'accumulent pour le camp libéral-national, puisque le projet de loi sur l'imposition des jeunes routards paraît lui aussi voué à l'échec. Après des mois de controverse, il semblait pourtant qu'un compromis avait été trouvé : à compter du 1er janvier 2017, les revenus des backpackers seraient taxés à 19%, et le gouvernement garderait 95% de leur pension de retraite. Mais le parti travailliste veut faire baisser le taux d'imposition à 10,5%. Une proposition soutenue par des élus indépendants comme la sénatrice de Tasmanie Jacqui Lambie. Les espoirs du gouvernement reposent sur les Verts, dont on ne connaît pas encore la position. En attendant, la majorité affirme qu'elle ne fera aucune concession, aucun amendement ne sera accepté.
 
Autre impasse en vue : le projet de loi qui interdirait aux réfugiés arrivés par bateau de poser le pied en Australie, que ce soit pour s'y installer ou juste pour des vacances ou des voyages d'affaire, demain ou dans 50 ans. Les travaillistes et les verts ont voté contre à la Chambre des représentants. Le texte doit maintenant passer au Sénat.