Achat de quatre Airbus: la Nouvelle-Calédonie concède une garantie de cinq milliards

Airbus Aircalin
© Airbus

Aircalin n’avait plus que quinze jours pour acheter quatre Airbus au prix consenti par le constructeur. Or, pour prêter l’argent nécessaire, les banques demandaient une importante caution à la Nouvelle-Calédonie. Le gouvernement traînait à s’engager. Jusqu’à ce mardi matin.

Martine Nollet et Françoise Tromeur Publié le

Aircalin a jusqu’à fin juillet pour valider la transaction arrêtée en novembre dernier avec le constructeur européen Airbus. Un pré-accord d'achat qui porte sur pas moins de quatre avions. Deux moyen-courriers A320 et deux long-courriers A330 de nouvelle génération. 
 

Un investissement de 41,5 milliards

Ce renouvellement de la flotte s’inscrit dans un programme global d’investissement qui se monte à 41,5 milliards CFP, et la date limite pour confirmer l’accord préliminaire était le 30 juin. Mais Airbus a rallongé le délai d’au moins un mois. Il faut dire que le plan de financement tardait à être bouclé entre la compagnie, un groupement bancaire et la Nouvelle-Calédonie. Les négociations se poursuivent entre les différentes parties, sur la base de l’équation suivante : 11,5 milliards autofinancés par Aircalin, 20 milliards prêtés par les banques et 10 milliards amenés via la défiscalisation. 
 

Dans un contexte budgétaire tendu

Or, le pool bancaire demandait à la Nouvelle-Calédonie de garantir son emprunt à hauteur de la moitié. Dix milliards, alors que les caisses sont vides et la capacité d’endettement, en chute libre. C’est dans ce contexte délicat que le gouvernement réuni en collégialité a accepté d’apporter la fameuse caution. Mais sur une somme réduite de moitié.

Le gouvernement espère

Un projet de délibération a été arrêté en ce sens ce matin. Le texte pourrait être examiné par le Congrès début juillet. «Nous avons obtenu que cette demande soit divisée par deux et qu’elle soit ramenée à cinq milliards. Mais nous ne désespérons pas. En tout cas, nous souhaitons toujours que les banques abandonnent totalement leur demande de caution», précise Philippe Germain, président du gouvernement. Ecoutez l’intégralité des propos recueillis par Martine Nollet. 


A noter que la direction générale d’Aircalin, contactée, n’a pas souhaité s’exprimer. Et sur ce même sujet, voici le reportage de Dave Wahéo-Hnasson et Sylvie Hmeun.