La mise au point des autorités face aux feux de brousse

Incendie à Ouatom, jeudi 8 octobre 2015
© Gonzague de la Bourdonnaye/NC1ère | Incendie à Ouatom, jeudi 8 octobre 2015

La météo préoccupante a conduit le gouvernement, le Haut-Commissariat, la gendarmerie et les services de justice de Nouvelle-Calédonie à se réunir pour rappeler les conséquences de feux volontaires sur le plan pénal et civil.

Elif Kayi (avec Michel Voisin) Publié le , mis à jour le

Depuis le mois de septembre dernier, on a dénombré pas moins de 161 départs de feux sur le Caillou. 1615 hectares de surface ont ainsi brûlé, dont la moitié en Province Nord.

A titre d'exemple, l'incendie de Voh, qui a coûté la vie à une pilote et un mécanicien - leur hélicoptère s'était écrasé - a nécessité l'intervention de près de 200 pompiers sur une période de six jours. La Nouvelle-Calédonie va se constituer partie civile et porter plainte.

Une partie non négligeable de ces incendies est due à des actes de négligence, comme des mégots de cigarettes jetés, ou de malveillance. Vendredi matin, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, le Haut-Commissariat, la gendarmerie et la justice se sont réunis pour faire le point et rappeler les conséquences sur le plan de la responsabilité civile et pénale pour les auteurs d'incendies.

"La responsabilité civile, c'est à dire que le montant des dégâts d'un incendie peuvent être imputés à l'auteur de l'infraction, et lorsque cet auteur est un mineur, aux parents", explique le Procureur de la République, Alexis Bouroz. "Les chiffres peuvent monter très très vite".

Sur le plan pénal, un incendie volontaire fait encourir une peine de dix ans de prison. Lorsque cet incendie volontaire a entraîné le décès d'une personne, sous certaines conditions, l'auteur de cet incendie peut se voir encourir une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Ecoutez les propos du Procureur Alexis Bouroz au micro de Malia-Losa Falelavaki pour NC1ère La Radio :

ITW Procureur 09/10/15