Les brèves du Pacifique

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© Free West Papua Campaign | Timika est une région où les indépendantistes mélanésiens sont très actifs. En juillet 2014, plusieurs centaines de militants papous ont manifesté pour réclamer à l’Indonésie un référendum d’auto-détermination.

En Papouasie indonésienne, les indépendantistes accusent l'armée d'une nouvelle grosse bavure...

Caroline Lafargue ABC Radio Australia pour NC1ère Publié le , mis à jour le

D'après Paula Makabory, la porte-parole des indépendantistes exilés en Australie, un lycéen mélanésien de 17 ans a été abattu par les forces indonésiennes lundi à Timika, sur la côte sud. Son camarade, un autre lycéen mélanésien, aurait été gravement blessé. Ce bilan n'est pas confirmé par les autorités indonésiennes. Paula Makabory affirme que les deux adolescents ont été victimes d'une véritable chasse à l'homme de la part des militaires indonésiens, simplement parce que leurs pères seraient membres du mouvement de libération de la Papouasie occidentale. Les forces indonésiennes semblent décidément avoir la gâchette facile à Timika. Fin août, deux Papous ont été abattus par des militaires ivres, toujours à Timika, au cours d'une cérémonie traditionnelle autour d'une église. La commission indonésienne des droits de l'homme a condamné cette bavure, et ouvert une enquête, dont les résultats ne sont pas encore connus. Mais le commandement militaire de la région a présenté ses excuses aux familles. 
 
Pendant ce temps-là, les habitants de Sorong, à l'extrémité ouest de la Papouasie occidentale, se remettent difficilement du séisme de magnitude 6.8 qui a secoué leurs maisons vendredi. Les quatre blessés graves sont toujours à l'hôpital, 35 autres blessés légers sont sortis. En tout, le tremblement de terre a détruit environ 260 maisons, mais aussi des écoles, des mosquées, des églises, et un bâtiment de l'aéroport. Le bilan définitif du séisme sera connu en fin de semaine. 
 
Nouveau scandale sur la sécurité des migrants à Nauru. D'après une enquête de l'Australian Broadcasting Corporation, au moins deux femmes réfugiées ont été violées récemment par des Nauruans. Elles ont été libérées du centre de rétention et vivent désormais librement sur l'île. Il s'agit d'une Somalienne de 26 ans. On ne connaît pas l'origine de la deuxième victime, qui, elle, est tombée enceinte de son ou ses violeur(s). Elle réclame son rapatriement en Australie pour y subir un avortement. Le ministère australien de l'Immigration n'a pas donné suite à sa demande. 
 
Aux Îles Cook, le bras de fer se poursuit entre les retraités et le gouvernement néo-zélandais. Wellington veut taxer les pensions, qui étaient jusqu'à présent libres d'impôts. La loi est déjà passée, mais une soixantaine de retraités des Îles Cook refusent de payer. Ils ont déjà manifesté contre ce changement l'an dernier. Et ils préparent d'autres manifestations dès que le Parlement des Îles Cook reprendra ses travaux, en octobre. Si les agents des impôts viennent frapper à leur porte, ils jurent de les jeter dehors. 
 
Il y a six ans jour pour jour, un terrible tsunami tuait 189 personnes au Samoa, à Tonga et au Samoa américain. Samedi, le gouvernement samoan-américain a organisé une cérémonie en l'honneur des 34 victimes de la vague géante. Leurs noms ont été lus, et les autorités ont remis des chèques aux enfants qui ont perdu leurs parents dans le tsunami.